RDC : « La transformation structurelle de l’économie nationale n’est plus une simple alternative théorique, mais un impératif de survie » (Dr. Jean-Lucien Bussa)

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Dans une tribune partagée par sa cellule de communication, le ministre d’État chargé de l’Aménagement du territoire et docteur en économie, Jean-Lucien Bussa, souligne la nécessité d’une transformation structurelle de l’économie nationale congolaise afin de mettre fin à la « dictature » du secteur extractif.

Comme l’indique ce texte, « au cœur des mutations géopolitiques contemporaines », la RDC se trouve à la croisée des chemins, oscillant entre son statut de réservoir de matières premières et son ambition de devenir une puissance industrielle émergente.

C’est ainsi que Jean-Lucien Bussa Tongba martèle que la transformation structurelle de l’économie nationale n’est plus une simple alternative théorique, mais un impératif de survie.

« Cette mutation repose sur une diversification productive agressive, visant à briser les chaînes de la dépendance exclusive aux produits miniers. L’enjeu, tel que théorisé par le Dr Bussa, est de déployer une stratégie de diversification sectorielle, intersectorielle et intrabranche, capable de dynamiser l’agriculture, l’industrie et les services », lit-on dans cette tribune.

Et d’ajouter : « En impulsant une industrialisation résolument orientée vers les exportations — modèle ayant fait ses preuves chez les dragons asiatiques —, la RDC ne se contente plus de subir les fluctuations erratiques des cours du cuivre ou du cobalt. Elle se dote d’une industrie locale compétitive, capable d’injecter une valeur ajoutée substantielle dans ses produits manufacturés, transformant ainsi son potentiel brut en une richesse palpable et créatrice d’emplois massifs pour sa jeunesse. ».

LE RENFORCEMENT DU CAPITAL ÉCONOMIQUE : La vision du Dr Jean-Lucien Bussa pour une croissance inclusive et technologique

Selon notre source, le second pilier de la doctrine économique défendue par le Dr Jean-Lucien Bussa réside dans le renforcement des capacités internes de l’État.

Le commerce international ne doit plus être perçu comme un simple canal d’échanges de marchandises, mais comme le moteur d’une croissance forte, soutenue et, surtout, durable.

En outre, Jean-Lucien Bussa estime que cette dynamique doit impérativement stimuler l’innovation et attirer des investissements directs étrangers (IDE) qualitatifs. L’objectif ultime est d’amorcer une véritable révolution des compétences grâce au transfert de technologies et de savoir-faire managérial.

« Grâce à son insertion dans les circuits mondiaux, la RDC a l’opportunité d’absorber des processus de production modernes, améliorant ipso facto la productivité globale de sa main-d’œuvre. Cette montée en gamme technique permet non seulement de réduire la pauvreté par l’augmentation des revenus réels, mais aussi de générer les ressources fiscales nécessaires au financement des infrastructures structurantes et des services publics essentiels, plaçant l’humain au centre de l’expansion commerciale », ajoute la source.

L’INSERTION DYNAMIQUE DANS LES CHAÎNES DE VALEUR : La stratégie Bussa pour une captation optimale des flux mondiaux

Dans la foulée, le ministre Bussa soutient que la RDC doit cesser d’être un simple figurant sur l’échiquier mondial. D’où, selon lui, l’urgence d’une insertion dynamique et stratégique dans le commerce global, qui passe par une rupture avec le modèle d’exportation de matières brutes.

« La diversification des exportations doit devenir le fer de lance de la captation des flux commerciaux. Il ne s’agit plus seulement de vendre plus, mais de vendre mieux : des produits transformés, industriels et agricoles à forte intensité technologique. Aujourd’hui dominée par le brut, la balance commerciale congolaise doit s’équilibrer par l’augmentation des exportations compétitives », indique la tribune.

Le Dr Bussa insiste sur l’intégration de la RDC dans les chaînes de valeur mondiales, où le pays ne fournirait plus seulement la matière première, mais également les composants transformés. Cette politique commerciale proactive, combinée à une politique industrielle audacieuse, constitue le socle d’une trajectoire d’émergence à l’horizon 2050, affirmant une souveraineté économique capable de résister aux chocs exogènes.

DÉFIS ET PERSPECTIVES : Le Dr Jean-Lucien Bussa face aux défis de la dépendance primaire

Malgré un potentiel géologique et agricole considérable, la RDC fait face à des défis majeurs que le Dr Jean-Lucien Bussa identifie avec lucidité.

Le premier défi reste la vulnérabilité liée à la spécialisation primaire : l’économie congolaise demeure dépendante des prix fixés sur les marchés internationaux, notamment à Londres ou Shanghai, pour ses ressources naturelles (pétrole, or, coltan).

Pour relever ce défi, ainsi que celui de la création d’emplois durables, le Dr Jean-Lucien Bussa préconise la mise en cohérence d’une politique économique intégrée.

« Il s’agit de fusionner la politique industrielle stratégique et la politique commerciale en un bloc cohérent d’action gouvernementale », explique la source.

Et de conclure : « Cette “diplomatie économique de transformation” constitue la voie privilégiée pour consolider la position du pays dans les échanges mondiaux. »

Par ailleurs, pour Jean-Lucien Bussa, la restructuration profonde de l’appareil productif congolais est le prix à payer pour transformer les opportunités d’aujourd’hui en une prospérité souveraine et durable.

Christian Dimanyayi