La situation sécuritaire est relativement calme dans le territoire d'Ango, en province du Bas-Uélé, après deux attaques successives attribuées aux rebelles centrafricains de la Seleka, la semaine dernière. Des attaques qui ont occasionné l'enlèvement d'une dizaine d'enfants.
Dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce lundi 13 avril 2026, l'administrateur de territoire assistant en charge des questions économiques, financières et développement, Alfred Kipa Momi, a précisé que la population de la région vaque librement à ses occupations, car la situation est redevenue à la normale après le retour des militaires des forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC).
"Il y a la porosité des frontières, là où nous gérons. C'est partant de là que les ennemis du pays profitent pour faire n'importe quoi. Les incursions qui se sont passées la semaine dernière, c'était suite à l'absence de nos militaires qui se hâtaient au centre d'Ango pour le contrôle biométrique initié par le gouvernement. Pour l'instant, il y a le calme et tout se déroule bien ", a-t-il détaillé.
Malgré cette accalmie, Alfred Kipa déplore en outre l'insuffisance de l'effectif militaires dans la région, et plaide au même temps pour un appui militaire et logistique pour protéger les civils contre les menaces persistantes des rebelles centrafricains.
La semaine dernière, deux attaques ont visé les localités du territoire d'Ango. Sur place, treize (13) enfants ont été enlevés par les rebelles centrafricains de la Seleka et un centre de santé systématiquement pillé.
Reagan Bin Kakani, à Bunia