La Députée nationale élue d’Ango, Grâce Neema Paininye, a salué la reprise, à Kinshasa, des travaux de la Tripartite réunissant la République démocratique du Congo, la République centrafricaine et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, consacrés à la gestion de la crise des réfugiés installés dans la zone de Zapay.
D’après une dépêche de la cellule de communication de QA/AN parvenue ce 11 juin 2026 à la rédaction 7SUR7.CD, cette reprise intervient après près de sept années de suspension des échanges entre les différentes parties prenantes. Elle marque une étape importante dans la relance du processus de rapatriement volontaire des réfugiés entre la RDC et la République centrafricaine.
Dans un contexte humanitaire jugé préoccupant, cette dynamique vise à renforcer la coordination entre les acteurs concernés et à apporter des réponses concrètes à une situation devenue critique sur le terrain.
Selon plusieurs estimations, le site de Zapay accueille aujourd’hui plus de 200 000 réfugiés, alors que sa capacité d’accueil initiale ne dépasse pas 5 000 personnes. Cette forte pression démographique continue d’impacter les infrastructures sociales de base ainsi que les conditions de vie des populations locales.
Très engagée sur cette question, Grâce Neema Paininye avait déjà attiré l’attention des autorités nationales il y a environ un an à travers une motion d’information à l’Assemblée nationale, dénonçant la gravité de la situation humanitaire dans cette zone frontalière.
La reprise de cette Tripartite est ainsi perçue par l’élue d’Ango comme une avancée significative et un signal d’espoir pour les populations concernées, en vue d’un retour progressif et volontaire des réfugiés dans leurs pays d’origine.
Elle appelle toutefois à la poursuite des efforts engagés afin de garantir des résultats concrets sur le terrain et d’assurer une amélioration durable des conditions de vie dans les zones affectées par cette crise humanitaire prolongée.
Chançard Sindani