L’Assemblée nationale a consacré sa séance plénière du samedi 13 juin à plusieurs dossiers majeurs, notamment le contrôle de l’action gouvernementale, la prorogation de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri, ainsi que l’examen de la proposition de loi portant sur les principes fondamentaux de la recherche scientifique et technologique.
Après l’ouverture de la séance par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, appelé à d’autres obligations d’État, les travaux ont été dirigés par le premier vice-président, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu.
Dans le cadre du contrôle parlementaire, les députés nationaux ont auditionné le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau. Celui-ci a répondu à une question d’actualité initiée par le député Patrick Matata sur les effectifs des agents publics et la masse salariale de l’État, avant de faire face à une motion d’interpellation introduite par le député Antoine Nzangi.
Le membre du gouvernement a présenté les réformes engagées depuis 2021 pour assainir le fichier des agents de l’État. Il a notamment évoqué la suppression de nombreux agents fictifs ainsi que les irrégularités découvertes lors de missions de contrôle menées dans plusieurs provinces.
Concernant la controverse liée au transfert présumé de numéros matricules d’agents du Nord-Ubangi vers la Mongala, Jean-Pierre Lihau a rejeté toute responsabilité. Il a affirmé qu’aucune disposition légale ne lui permet d’effectuer de telles affectations et a attribué certaines anomalies à des décisions administratives antérieures.
À l’issue des échanges, la majorité des députés s’est déclarée satisfaite des explications fournies par le vice-Premier ministre.
La plénière s’est ensuite prononcée sur le projet de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Sur les 386 députés ayant pris part au vote, 381 ont approuvé le texte, 2 s’y sont opposés et 3 se sont abstenus.
Les élus ont également poursuivi l’examen de la proposition de loi relative aux principes fondamentaux de la recherche scientifique et technologique. Après son étude en commission, le texte a subi plusieurs modifications : 37 articles ont été maintenus, 73 amendés, 8 fusionnés, 14 supprimés et 6 nouveaux articles ajoutés.
Cette initiative législative vise à faire de la République démocratique du Congo une puissance scientifique, technologique, économique et politique, en misant sur la valorisation de ses ressources et le rôle de l’innovation dans le développement du pays.
Au terme des débats, un délai de 24 heures a été accordé à la Commission sociale et culturelle afin d’intégrer les amendements formulés par les députés avant la poursuite de la procédure législative.
Roberto Tshahe Da Cruz