Assemblée nationale : les élus du Nord-Kivu et de l’Ituri suspendent leur participation aux travaux pour protester contre l’insécurité dans l’Est

Image
Image

Les députés nationaux issus des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont annoncé, ce samedi 13 juin 2026, la suspension de leur participation aux activités parlementaires en cours. Cette décision intervient en signe de protestation contre ce qu’ils considèrent comme absence de prise en charge adéquate de la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo.

Les élus concernés reprochent au Bureau de l’Assemblée nationale de ne pas avoir inscrit à l’ordre du jour un débat approfondi sur la dégradation persistante de la situation dans leurs provinces, marquées par les attaques répétées des groupes armés et la poursuite des violences contre les populations civiles.

Au nom du caucus, plusieurs députés ont estimé qu’il était impératif que les responsables gouvernementaux chargés de la Défense et de l’Intérieur soient appelés à s’expliquer devant la représentation nationale sur les mesures mises en œuvre pour restaurer la sécurité dans les zones affectées.

Les parlementaires dénoncent également l’inefficacité de l’état de siège instauré depuis mai 2021 au Nord-Kivu et en Ituri. Selon eux, cette mesure exceptionnelle n’a pas permis de mettre fin aux massacres ni de freiner l’expansion des groupes armés dans la région.

Cette suspension concerne aussi bien la session ordinaire actuellement en cours que la prochaine session extraordinaire, jusqu’à ce qu’un débat consacré à la situation sécuritaire dans l’Est soit organisé et débouche sur des résolutions concrètes.

Alors que les violences se poursuivent dans plusieurs territoires du Nord-Kivu, de l’Ituri et même du Haut-Uele, ces élus appellent la Chambre basse à faire de la question sécuritaire une priorité nationale, estimant que la survie des populations de l’Est ne peut plus être reléguée au second plan.

Roberto Tshahe Da Cruz