La Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) met en garde le Sénat contre toute participation à « une entreprise visant à contourner les limites matérielles et circonstancielles fixées par la Constitution en matière de révision constitutionnelle ».
C'est ce qui ressort de son communiqué daté du 14 juin et rendu public ce lundi 15 juin 2026 au sujet des événements survenus lors du dernier sit-in organisé à Kinshasa pour s'opposer à tout projet de changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
« Il lui (au Sénat) appartient, en sa qualité de chambre de sagesse de la République, de demeurer vigilant face à toute dérive susceptible de compromettre l'ordre constitutionnel, les libertés fondamentales et la stabilité nationale. L'histoire retiendra la responsabilité des institutions et de leurs membres dans la préservation ou dans la remise en cause de l'ordre constitutionnel », indique ce communiqué.
Le Sénat se réunit ce lundi pour examiner plusieurs matières, notamment le rapport de sa Commission politique, administrative et juridique relatif à la proposition de loi portant conditions d'organisation du référendum en République démocratique du Congo. Ce texte a été adopté par l'Assemblée nationale le 9 juin avant d'être transmis à la chambre haute du Parlement.
L'opposition, regroupée au sein de la plateforme C64, dénonce des manœuvres du régime visant à ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi. Une accusation rejetée par la majorité parlementaire, qui soutient qu'il s'agit d'un texte visant simplement à encadrer l'organisation des référendums en RDC.
Prince Mayiro