En République démocratique du Congo, après plus de deux mois d’épidémie dans les provinces orientales, Ebola a franchi le seuil de 500 décès.
Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), publiés mardi 7 juillet 2026, la RDC recense désormais 1 561 cas confirmés, 506 décès et 254 guérisons. Plus de 10 000 personnes ayant été en contact avec des malades sont actuellement suivies.
« Nous aimerions pouvoir dire que la situation se stabilise, mais, franchement, nous ne pouvons pas encore l’affirmer. Les centres de traitement sont arrivés à saturation. J’ai été témoin de leur dévouement. Malgré des difficultés considérables, ils continuent de servir leurs communautés. Aujourd’hui, nous ne disposons pas d’un nombre suffisant d’ambulances », a déclaré Anne Ancia, représentante de l’OMS en RDC, depuis Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.
Selon un article des Nations unies publié mardi 7 juillet 2026, les capacités de dépistage ont connu, en quelques semaines, une progression spectaculaire.
Grâce à l’ouverture de dix laboratoires dans les provinces touchées, le nombre de tests quotidiens est passé d’une trentaine, auparavant réalisés à Kinshasa, à plus de 2 000 analyses par jour, permettant de confirmer plus rapidement les infections.
Un essai clinique inédit a débuté le 2 juillet afin d’évaluer deux traitements « prometteurs » contre cette souche d’Ebola : l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir.
« Ces médicaments seront administrés seuls ou en association afin d’évaluer leur capacité à améliorer les chances de survie des personnes atteintes par le virus Ebola de la souche Bundibugyo », a expliqué la représentante de l’OMS en RDC.
L’article des Nations unies précise que plus de 1 200 doses sont déjà disponibles, tandis que d’autres traitements pourraient être intégrés à l’étude si de nouvelles données scientifiques le justifient.
Cette flambée épidémique, déclarée le 15 mai, est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle aucun traitement homologué n’existe encore.
Pour tenter d’enrayer la transmission, les équipes de l’OMS et les autorités congolaises s’efforcent de reconstituer le parcours de chaque malade afin d’identifier toutes les personnes exposées au virus.
Linda Lusonso