Ebola : face aux attaques contre les équipes de la riposte, le gouverneur militaire du Nord-Kivu promet une répression sévère

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Le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste, a annoncé un durcissement des mesures contre les personnes qui entravent la riposte contre la maladie à virus Ebola, alors que les équipes sanitaires sont confrontées à des actes d’hostilité dans plusieurs zones de la province.

« Désormais, quiconque va s’entêter face à Ebola sera sévèrement réprimé », a déclaré le gouverneur mercredi 19 août, d'un ton ferme, appelant la population à coopérer avec les équipes engagées dans la surveillance, la sensibilisation et la prise en charge des cas.

Le 19 août, une équipe de la Croix-Rouge a notamment été prise à partie à Beni, alors qu’elle menait des activités liées à la sensibilisation et à la riposte. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déjà fait état de 12 attaques contre des structures ou acteurs de santé depuis la déclaration de l’urgence de santé publique internationale, soulignant que l’insécurité et les attaques perturbent la surveillance, l’accès aux soins et le travail des équipes de riposte.

Le Nord-Kivu figure parmi les provinces les plus touchées par cette flambée, avec 12 zones de santé affectées sur 34 selon les données de l’OMS. L’épidémie a déjà fait 2 420 morts sur 5 105 cas confirmés, selon les dernières données publiées par l’OMS, faisant de cette flambée de la maladie à virus Ebola la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, où elle se propage à une vitesse sans précédent

Face à cette situation, les autorités provinciales du Nord-Kivu misent également sur le renforcement des capacités de diagnostic, la coopération avec l’Ouganda et la mobilisation communautaire. Des médecins ougandais ont ainsi été déployés au Nord-Kivu et Kampala a annoncé un appui supplémentaire, notamment avec la perspective d’un laboratoire mobile à Butembo.

David Lupemba, à Beni