Dans une mise au point publiée le vendredi 11 septembre 2026, l'entreprise Manono Lithium SAS apporte des précisions sur l'incident du 9 septembre et rassure sur la continuité de ses activités dans la ville de Manono en province du Tanganyika.
Dans une déclaration officielle dont une copie est parvenue ce samedi à 7SUR7.CD, la société réagit aux rumeurs de grève générale qui ont circulé après l'incident du 9 septembre dernier.
Selon la direction, les faits ont été déformés. Il ne s'agissait pas d'un mouvement de grève à grande échelle, mais d'une action isolée sur la voie publique.
« Le 9 septembre 2026, sur la route nationale qui relie la ville de Manono au site de Manono Lithium SAS, quelques personnes avaient placé et brûlé des pneus usagés sur la voie publique, perturbant temporairement la circulation des bus de transport des agents et empêchant l'accès de plusieurs employés à leur lieu de travail », précise le communiqué.
La société indique que grâce à l'intervention des autorités urbaines et des services compétents, la situation a été rapidement maîtrisée et ses installations fonctionnent normalement à ce jour.
« La situation a été maîtrisée et, à ce jour, les activités de Manono Lithium SAS ont repris normalement. Il ne s'est pas agi d'une grève générale », insiste l'entreprise.
Par ailleurs, la direction de Manono Lithium salue le sens de responsabilité de ses employés restés mobilisés pour assurer la continuité du travail. Soucieuse de préserver un climat social apaisé, la direction affirme avoir privilégié le dialogue. Une rencontre a eu lieu dès le 10 septembre avec les délégués du personnel.
« Cette rencontre s'est déroulée dans un esprit de dialogue et de recherche de solutions », rapporte la société tout en assurant que les préoccupations doivent s'exprimer « dans un cadre constructif, respectueux et conforme à la législation en vigueur. »
Dans sa mise au point, Manono Lithium SAS condamne fermement tout acte de violence et appelle au respect de la loi.
« Manono Lithium SAS condamne fermement tout acte de violence, toute destruction de biens, toute menace, tout blocage illégal ou tout autre comportement contraire aux lois et règlements du code du travail en vigueur en RDC », a-t-elle ajouté.
L'entreprise dit se réserver le droit de saisir la justice en cas d'actes illégaux ou de diffusion d'informations fausses et préjudiciables. Elle réaffirme enfin son engagement à travailler dans le respect des règlements, à préserver un environnement de travail stable et à contribuer au développement de Manono.
Patient Lukusa, à Lubumbashi