La marche annoncée par la coalition C64 est maintenue à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, pour ce mardi 15 septembre 2026. Les organisateurs l’ont réaffirmé ce lundi 14 septembre, estimant n’avoir reçu aucune notification officielle leur demandant de surseoir à cette activité.
Selon la coalition, les arguments avancés par le maire de Kisangani pour justifier la non-tenue de cette marche ne sont pas, à ce stade, de nature à entraîner son annulation. Les organisateurs affirment notamment qu’ils prendront les dispositions nécessaires afin de respecter les mesures barrières durant la manifestation.
« Nous savons que nous allons prendre les mesures nécessaires pour respecter les mesures barrières. Nous sommes des citoyens patriotes », a déclaré la coalition C64.
Les organisateurs contestent également l’idée selon laquelle la marche constituerait automatiquement un attroupement incompatible avec les mesures sanitaires. Ils assurent vouloir encadrer les participants et veiller au respect des dispositions préventives.
La coalition rappelle par ailleurs que, depuis jeudi dernier jusqu’à ce lundi, elle n’a reçu ni appel ni courrier officiel de la part de l’autorité urbaine lui signifiant une quelconque mesure relative à la sécurité ou à l’accompagnement de la manifestation.
Pour les responsables de la C64, tant qu’aucune disposition légale ne leur interdit formellement de tenir cette activité, leur marche reste maintenue. Ils affirment se considérer comme étant dans le respect du « régime informationnel », conformément à leur lecture du cadre légal applicable aux manifestations publiques.
À travers cette mobilisation, la coalition C64 appelle la population de la Tshopo, particulièrement celle de Kisangani, à participer à la marche pour dire non au projet de changement de la Constitution.
Les organisateurs soutiennent que leur démarche vise notamment à défendre le respect de la limitation du mandat du chef de l’État et invitent les Boyomais à se mobiliser dans le calme et le respect des dispositions en vigueur.
La marche est ainsi annoncée pour ce mardi à Kisangani, malgré les réserves exprimées par les autorités urbaines.
Reagan Bin Kakani, à Bunia