Des sages-femmes de la province du Sud-Ubangi sont montées au créneau pour demander aux autorités de prendre des mesures concrètes pour améliorer leurs conditions socioprofessionnelles.
Dans leur mémo déposé ce mercredi 23 septembre 2026 devant le bâtiment administratif du gouvernorat du Sud-Ubangi, ces prestataires sanitaires affirment que malgré le fait qu'ils ont participé activement à la mise en oeuvre de la politique de gratuité de la maternité et de l'amélioration de la santé de la mère et du nouveau-né en République démocratique du Congo, ils sont abandonnés à leur triste sort.
« Les sages-femmes participent également, sur l'ensemble du territoire national, à la mise en oeuvre de la politique de gratuité de la maternité et aux efforts visant l'amélioration de la santé de la mère et du nouveau-né. Malgré ces responsabilités, de nombreuses sages-femmes continuent de connaître des difficultés administratives, professionnelles, sociales et financières qui affectent leur motivation, leur stabilité professionnelle et leurs conditions d'exercice. Il s'agit notamment des problèmes liés à la rémunération, aux primes, à la mécanisation, à l'admission sous statut, à l'attribution du matricule, à l'avancement en grade, à la retraite, à l'affectation des jeunes sages-femmes ainsi qu'aux conditions d'exercice en milieu rural », écrivent les sages-femmes du Sud-Ubangi dans ce document exploité mercredi par 7SUR7.CD.
Par ailleurs, ces sages-femmes demandent aux autorités compétentes de prendre entre autres les mesures nécessaires concernant le déblocage des alignements à la prime de risque et la prise en compte du 70 % restant, conformément aux engagements pris ; l'application des engagements de Bibwa ; la mécanisation en salaire des sages-femmes et la régularisation de la situation des sages-femmes déjà matriculées mais non-payées et l'admission sous statut et l'attribution du matricule aux sages-femmes nouvelles unités qui remplissent les conditions requises.
Il sied de signaler que ces sages-femmes du Sud-Ubangi, qui disent fonder leur démarche sur le dialogue, la concertation, le respect des institutions et la recherche des solutions durables, sollicitent l'implication des autorités pour qu'une solution soit trouvée à leurs revendications.
César Augustin Mokano Zawa, à Gemena