Gécamines : plus de 1.300 retraités de 2014 réclament l’implication du président Tshisekedi pour le paiement de leurs décomptes

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La situation des anciens agents de la Gécamines partis à la retraite en 2014 continue de susciter des inquiétudes à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Réunis au siège de l’Institut de recherche en droits humains (IRDH), ces retraités réclament le paiement de leurs décomptes finaux, plusieurs années après leur départ à la retraite.

Sur les 1 315 agents concernés au départ, seuls quelques centaines seraient encore en vie, selon Célestine Mande, présidente des retraités de la Gécamines. Elle affirme que 960 d’entre eux sont déjà décédés sans avoir, selon leur déclaration, obtenu le règlement de leurs droits.

« Partis en pension le 31 décembre 2014, voilà le noyau qui reste de 1 315. Il y a 960 décès et, au moment où nous parlons aujourd'hui, nous avons quatre corps à la morgue de la Gécamines. Donc, l'heure est grave », a-t-elle déclaré lundi 28 septembre 2026 au micro tendu par 7SUR7.CD.

Face à cette situation, les retraités demandent l’intervention du président de la République, Félix Tshisekedi, afin que des mesures soient prises pour permettre aux survivants de récupérer leurs droits.

« Nous demandons vraiment à notre président Félix Tshisekedi, qui est le père de la nation, de voir cette situation parce que nous nous demandons, dans une année, de ces quelques centaines qui restent ici, s’il y aura encore d'autres qui ne mourront pas », a plaidé Célestine Mande.

Saisi par ces retraités, l'IRDH considère leur situation comme une question relevant des droits sociaux. Son coordonnateur, maître Hubert Tshiswaka, estime que les personnes concernées doivent pouvoir bénéficier de leurs droits après leur départ de la Gécamines.

« Il s'agit d'un cas de violations de droits sociaux. Des vieux pensionnés de la Gécamines nous saisissent pour leurs décomptes finaux qui ne sont toujours pas touchés. La Gécamines devrait leur payer les décomptes finaux, mais rien et la CNSS accuse 15 mois de retard. Ils vont vivre comment ? », s’est-il interrogé.

Les retraités appellent ainsi les autorités compétentes à intervenir pour accélérer le règlement de leurs décomptes finaux. Ils espèrent que leur démarche auprès de l’IRDH permettra de faire avancer ce dossier, alors que le nombre de survivants parmi les retraités de 2014 continue de diminuer.

Patient Lukusa, à Lubumbashi