Ituri : l'insécurité entrave la riposte contre Ebola dans 3 zones de santé à Djugu

Image
Image

Les récentes attaques attribuées aux miliciens CRP et CODECO ont entravé les activités de lutte contre la maladie à virus Ebola dans les zones de santé de Fataki, Drodro et de Lita ainsi que dans d'autres zones de santé environnantes.

Selon OCHA, certaines organisations ont été contraintes de fermer leurs activités, rendant davantage difficile la prise en charge des malades.

"Une organisation a suspendu ses déplacements dans l'aire de santé de Gina (zone de santé de Fataki), où elle appuie un centre de traitement Ebola.
Une autre organisation qui menait des activités de communication sur les risques et d'engagement communautaire (CREC) a aussi suspendu ses activités dans les aires de santé de Drodro, Saliboko, Jisa et Gokpa dans la zone de santé de Drodro, indique OCHA dans un rapport rendu public mercredi 30 septembre et consulté par 7SUR7.CD.

Des autorités sanitaires locales citées par OCHA affirment que cette situation a entraîné également des retards dans le transfert des échantillons de laboratoire depuis la zone de santé de Fataki vers Bunia. Les mouvements des patients confirmés depuis l'aire de santé de Gina vers Fataki pour leur prise en charge médicale sont aussi perturbés depuis le 27 septembre.

Dans la zone de santé de Lita, des habitants ainsi que certains membres du personnel impliqués dans la riposte auraient quitté leurs localités pour des zones considérées comme plus sûres à la suite de l'intensification des activités des groupes armés. Le nombre de personnes concernées n'est pas encore disponible.

OCHA et les partenaires humanitaires continuent de suivre l'évolution de la situationet appellent toutes les parties à respecter leurs obligations au regard du droit international humanitaire, notamment en assurant la protection des civils, le caractère civil et humanitaire des sites accueillant des personnes déplacées, ainsi que la liberté de mouvement des populations et l'accès humanitaire aux personnes dans le besoin.

Joël Losinu, à Komanda