Haut-Katanga : une organisation appelle l’Assemblée provinciale à vulgariser le budget pour un contrôle citoyen responsable

Image
Ilage

Le consortium « Le Congo n’est pas à vendre », une structure qui réunit différentes organisations de la société civile et mouvements citoyens, appelle l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga à vulgariser le budget provincial afin de permettre aux citoyens de mieux comprendre les prévisions budgétaires et de suivre l’exécution des dépenses publiques.

Cet appel a été lancé le jeudi 8 octobre 2026 à l’issue d’une assemblée consultative organisée à Lubumbashi autour de l’analyse du budget provincial. Selon Serge Kambale, directeur de l’organisation Congo Nouveau, membre du consortium « Le Congo n’est pas à vendre », cette démarche vise à doter la société civile des outils nécessaires pour assurer un contrôle citoyen responsable de la gestion des finances publiques.

« L’objectif, c’était de pouvoir faire une analyse du budget afin de comprendre, à partir de ce budget, quelles étaient les priorités que le Parlement avait adoptées », a-t-il expliqué au micro de 7SUR7.CD.

Au cours des échanges, Serge Kambale a relevé des difficultés liées à la divulgation du budget provincial et à l’accessibilité des informations détaillées nécessaires au suivi des projets publics. Il a notamment souligné que les citoyens devraient pouvoir connaître les montants affectés à chaque projet, les caractéristiques des ouvrages prévus ainsi que leur niveau d’exécution sur le terrain. Le consortium Le Congo n’est pas à vendre, a recommandé de mener un plaidoyer auprès de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga afin que le budget soit publié dans un format accessible et compréhensible pour tous.

« Il faudrait que l’on puisse réfléchir sur comment rendre accessible le budget qui est un document, non pas seulement du gouvernement, mais le document de chaque citoyen du Haut-Katanga », a insisté Serge Kambale.

De son côté, le député provincial Thomas Lupata, l'un des orateurs, a rappelé que le processus budgétaire comprend plusieurs étapes, notamment l’élaboration, l’exécution, le suivi, le contrôle et la reddition des comptes. Selon lui, l’élaboration du budget implique la participation de la population et de ses représentants, tandis que son exécution s’appuie notamment sur le plan de trésorerie et le plan budgétaire.

Il a également évoqué les mécanismes de contrôle des finances publiques, notamment le contrôle administratif assuré par l’Inspection générale des finances, le contrôle juridictionnel exercé par la Cour des comptes et le contrôle politique relevant de l’Assemblée provinciale. Le député provincial a, par ailleurs, appelé les citoyens à se rapprocher de leurs élus lors des travaux budgétaires pour participer aux discussions et contribuer à l’orientation des décisions dans le sens de l’intérêt général.

Patient Lukusa, à Lubumbashi