« La République démocratique du Congo doit être libérée du joug du Rwanda », a déclaré le député national Joseph Nkoy, initiateur du Camp de la Patrie, en réaction à la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président Joseph Kabila.
Dans sa déclaration, le rapporteur adjoint de la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée nationale a affirmé que cette annonce renforce la détermination du Camp de la Patrie à soutenir le président de la République, Félix Tshisekedi, dans la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationales.
« C’est sans surprise que le Camp de la Patrie a appris la mutation de l’AFC/M23 en Front pour la Refondation de la Nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président Joseph Kabila », a-t-il indiqué.
Joseph Nkoy a réaffirmé le soutien du Camp de la Patrie aux institutions de la République face à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
« Cette situation renforce davantage la conviction et la détermination du Camp de la Patrie à se mobiliser comme un seul homme derrière le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays », a-t-il souligné.
Il s’est également dit convaincu de la victoire du peuple congolais face à ses adversaires.
« Le Camp de la Patrie rassure les institutions de la République que le peuple congolais triomphera face à ses ennemis », a-t-il ajouté.
Le Front pour la Refondation de la Nation a été annoncé ce lundi 12 octobre 2026 à Goma, dans la province du Nord-Kivu. Selon la déclaration politique du mouvement, Joseph Kabila en assure la présidence, tandis que Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa sont désignés vice-présidents. Sultani Makenga est, quant à lui, présenté comme le chef d’état-major général de l’Armée révolutionnaire congolaise, avec rang de vice-président.
Cette annonce intervient quelques jours après la dernière sortie médiatique de Joseph Kabila, au cours de laquelle l’ancien chef de l’État a critiqué la situation politique et sécuritaire du pays.
Pour rappel, Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace par la Haute Cour militaire de Kinshasa, le 30 septembre 2025, notamment pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Le 30 avril 2026, les États-Unis ont également annoncé des sanctions contre l’ancien président congolais, l’accusant de soutenir le M23 et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
Merveil Molo