Les agents et fonctionnaires de l’État affectés à Kahemba, dans la province du Kwango, menacent d’observer trois jours d’arrêt del travail pour exiger le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires.
Cette décision a été annoncée mardi 13 octobre 2026, à l’issue d’une assemblée générale organisée par la synergie syndicale au Centre culturel Union de Kahemba.
À cette occasion, les participants ont accordé un ultimatum de 48 heures à la banque Equity BCDC, chargée d’assurer le paiement de leurs rémunérations, afin de régulariser les salaires des mois de mai, juin, juillet, août et septembre 2026. Ils dénoncent également le non-paiement des frais de fonctionnement des bureaux gestionnaires des écoles pour la même période.
Le porte-parole de circonstance, Ramazani Wangwamba Wangwamba, a évoqué les conséquences de ces retards sur les conditions de vie des agents publics et de leurs familles. Il a notamment fait état des difficultés liées à l’alimentation, à l’accès aux soins médicaux, à l’endettement et à la scolarisation des enfants.
« Cette situation plonge nos familles dans la précarité, entre difficultés à se nourrir, endettement et manque d’accès aux soins médicaux, avec des conséquences parfois dramatiques. Elle expose également nos enfants au risque de déscolarisation et pousse certains agents à abandonner leurs postes », a déclaré Ramazani Wangwamba.
Pour obtenir le paiement intégral des sommes dues, la synergie syndicale prévoit une manifestation pacifique ce vendredi 16 octobre 2026. Un sit-in est également annoncé pour mardi 20 octobre devant le bureau de l’administrateur du travail. Ces actions s’inscrivent dans la démarche de pression engagée par les agents pour obtenir une réponse à leurs revendications.
La situation à Kahemba s’ajoute aux difficultés enregistrées dans le secteur de l’éducation au Kwango. Dans le territoire voisin de Popokabaka, les cours n’ont toujours pas repris depuis la rentrée scolaire, en raison du non-paiement des enseignants.
Il convient de rappeler que les revendications formulées à Kahemba concernent non seulement les salaires des agents et fonctionnaires de l’État, mais aussi les frais de fonctionnement des bureaux gestionnaires des écoles, dont le paiement est jugé nécessaire pour assurer le fonctionnement normal des services administratifs et éducatifs.
Chançard Sindani, à Kenge