Les autorités sanitaires du Bas-Uélé appellent à une implication accrue de la population dans la prévention contre Ebola. Cette province a déjà enregistré 13 cas, dans un contexte marqué par les risques de propagation liés aux mouvements de population et aux échanges commerciaux avec les zones affectées.
Cet appel a été lancé par le ministre provincial de la Santé, Paulin Pusu Koyaba, lors d'une conférence de presse tenue à Buta, lundi 2 novembre 2026, en présence des ministres provinciaux de la Jeunesse, des Médias et du porte-parole du gouvernement.
À cette occasion, le ministre a attiré l'attention sur la proximité du Bas-Uélé avec les provinces du Haut-Uélé, de la Tshopo et du Nord-Ubangi, également touchées par l'épidémie. Il a particulièrement évoqué les mouvements de population entre Yakoma, Monga et les localités frontalières de la République centrafricaine.
« Même si nous avons relativement moins de cas dans le Bas-Uélé, nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge. Notre proximité avec les zones touchées, notamment à travers les échanges commerciaux et les marchés transfrontaliers, constitue un risque réel de propagation », a-t-il déclaré.
Paulin Pusu Koyaba a également insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation au sein des communautés. Il a invité les médias et les jeunes à contribuer à la lutte contre les fausses informations et les réticences observées autour des mesures sanitaires.
Le ministre a, par ailleurs, expliqué l'importance des prélèvements effectués sur les corps après décès, communément appelés « swab ». Selon lui, cette procédure permet de vérifier rapidement si un décès est lié à Ebola et de prévenir d'éventuelles contaminations au sein des familles.
Il a aussi évoqué les enterrements dignes et sécurisés, qui doivent permettre de respecter la dignité des personnes décédées ainsi que les coutumes locales, tout en limitant les risques de transmission de la maladie.
Le responsable provincial de la Santé a enfin appelé les habitants à signaler rapidement tout symptôme suspect et à collaborer avec les équipes sanitaires, estimant que l'implication de la population reste indispensable pour freiner la propagation d'Ebola dans cette province.
Reagan Bin Kakani, à Bunia