Pollution des eaux par CDM : le ministre des mines reconnaît le retard dans le paiement des 6 millions $ de réparations pour 3 quartiers de Lubumbashi

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Le ministre des mines, Louis Watum Kabamba, reconnaît le retard dans la concrétisation de l'engagement financier de 6 millions de dollars américains destiné aux réparations collectives en faveur des populations affectées par la pollution des eaux attribuée à l'entreprise Congo Dongfang Mining (CDM), dans trois quartiers de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga.

Dans un communiqué rendu public le vendredi 6 novembre 2026 par son service de communication et parvenue ce samedi à 7SUR7.CD, le ministère des mines précise que cette enveloppe globale prévoit 2 millions USD pour chacun des trois quartiers concernés, à savoir Kasapa, Kamatete et Kamisepe.

Par ailleurs, la mise en œuvre de cet engagement connaît des retards. Le ministère évoque notamment les difficultés de trésorerie avancées par l'entreprise, qui a récemment annoncé l'arrêt de ses opérations.

Face à cette situation, le ministère des mines rappelle que les difficultés financières de l'opérateur, tout comme l'arrêt de ses activités, ne peuvent justifier le non-respect de ses obligations envers les communautés affectées.

« Les difficultés financières ou l'arrêt des activités de l'opérateur ne sauraient le soustraire à ses obligations de réparation envers les populations affectées. Les engagements pris doivent être honorés », lit-on dans cette correspondance. 

Louis Watum Kabamba souligne que les mesures prises dans ce dossier reposent sur les conclusions et recommandations d'une commission d'investigation ayant associé plusieurs parties prenantes, notamment les représentants de la société civile. Le ministère estime ainsi que la gestion de ce dossier ne saurait être réduite à la seule responsabilité individuelle du ministre des mines, les décisions ayant été examinées dans un cadre collégial avant leur adoption par les autorités compétentes.

« La protection des populations n'est pas négociable et les engagements pris envers les communautés doivent être respectés », a-t-il insisté dans ce document. 

Cette réaction du ministre des mines intervient après les dénonciations formulées le 04 novembre 2026 par quatre organisations non gouvernementales qui réclamaient l’interpellation du ministre des

mines. Commémorant un an de cette catastrophe environnementale à Lubumbashi aux côtés des habitants de Kamatete, Kamisepe et Kasapa, ces ONG ont fustigé ce qu’elles qualifient de gestion « complaisante du dossier » et exigent des explications sur le suivi des mesures de réparation imposées à l’entreprise CDM après ce drame. Elles ont aussi interpellé les autorités compétentes sur leurs responsabilités et réclamé des éclaircissements sur les actions concrètes menées pour obtenir la réparation des préjudices causés aux populations affectées.

Patient Lukusa, à Lubumbashi