La Loi-cadre de l’Enseignement national entre en vigueur ce jour

11 février 2014-11 février 2015, une année depuis que le Président de la République, Joseph Kabila a promulgué la loi-cadre de l’Enseignant national. A cette occasion, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Théophile Mbemba et son collègue de l’Enseignement primaire secondaire et initiation à la nouvelle citoyenneté (EPSINC), Maker Mwangu ont donné une conférence de presse conjointe hier mercredi 11 février au ministère de l’ESU. Objectif, informer l’opinion, qu’une année après la promulgation de la loi-cadre, est d’application à partir de ce jeudi 12 février 2015. Le ministre de l’EPSIN, Maker Mwangu a indiqué que cette loi-cadre apporte des solutions aux problèmes qui se sont posés dans l’organisation et le fonctionnement de l’Enseignement national. Ce, sous le régime de la loi-cadre n°086-005 du 22 septembre 1986. DES INNOVATIONS DE CETTE LOI En effet, Maker Mwangu a fait état des innovations contenues dans la loi-cadre de l’Enseignement national. Il s’agit notamment : du statut particulier pour valoriser la fonction enseignante et assurer la fonction enseignante et assurer des conditions de travail motivant et sécurisant l’enseignant. Il a cité la prise en compte dans l’enseignement national des enfants à situation difficile, des personnes vivant avec handicap et des personnes adultes non scolarisées ou analphabètes. Le ministre Maker Mwangu a fait état du concept de l’éducation de base qui s’articule à l’Enseignement primaire et secondaire général soit huit années d’enseignement. Cette vision étendue garantit aux apprenants filles comme garçons, l’acquisition d’une formation générale ininterrompue solide leur procurant des capacités physiques, morales et intellectuelles qui font d’eux des hommes et des femmes utiles vis-à-vis d’eux-mêmes et de la société. Au niveau de l’ESU, l’innovation est l’introduction progressive à l’université du système Licence-Master-doctorat (LMD), dont la finalité est d’harmoniser le cursus dans l’Enseignement supérieur et universitaire, et de favoriser la mobilité aussi bien du personnel que de l’étudiant à l’échelle mondiale. Autre innovation de cette loi, a souligné Maker Mwangu, est la possibilité pour les établissements de créer des activités d’autofinancement. Les deux ministres ayant en charge l’Education, ont précisé que la nouvelle loi qui prend effet ce jeudi 12 février 2015, a pour finalité (article 2 de la loi-cadre) : l’accès à l’éducation scolaire par tous et pour tous ; la formation des élites pour un développement harmonieux et durable ; à l’éradication de l’analphabétisme. DE L’APPLICATION DE LA PRESENTE LOI Au terme de l’article 238, de de la présente loi qui totalise une année d’existence, Théophile Mbemba et Maker Mwangu ont indiqué que son application est subordonnée à la prise des actes réglementaires par le Gouvernement de la République. Certains actes, ont-ils relevés, sont déjà pris et d’autres sont élaborés et en cours d’examen aussi des ministères concernés qu’à la commission des lois de l’Exécutif national. Les deux membres du Gouvernement ont fait savoir que l’œuvre éducative est participative et communautaire. Pour ce faire, le ministre de l’ESU et celui de l’EPSINC ont enfin affirmé que la loi sera mise en œuvre de façon progressive au fur et à mesure que les textes réglementaires seront pris. Alfred LUKAMBIL