La Dynamique Fatshi à Pierre Lumbi : "Les arrêts de la Cour sont inattaquables. Le chef de l'État ne peut pas violer la Constitution", (D. Budimbu)

7SUR7.CD

Le vice-président de la plateforme Ensemble pour le Changement, Pierre Lumbi a, dans une déclaration mardi 11 juin dernier, sollicité l'intervention du président de la République pour stopper et corriger les invalidations de députés et sénateurs de LAMUKA par la Cour Constitutionnelle.

À la Dynamique Fatshi Président, l'on voit cet appel d'un mauvais œil. Pour son président Didier Budimbu qui s'est confié à 7SUR7.CD ce mercredi 12 juin, il est inacceptable de demander au chef de l'État de violer la Constitution. 

Didier Budimbu, également président du parti politique Autre Vision du Congo, "AVC", rappelle que les arrêts de la Cour Constitutionnelle ne peuvent pas être attaqués. 

"Ce qui est choquant dans ses déclarations est que nous savons très bien qu'il y a le principe de séparation des pouvoirs. On ne peut pas demander à un président de la République d'interférer à des décisions de justice. Nous savons que les décisions de la Cour Constitutionnelle sont inattaquables. Pourquoi demander au chef de l'État faire quelque chose qui est contraire à la loi? Et après, ils vont crier qu'il a marché sur la loi. Le chef de l'État ne peut pas violer la Constitution", a dit Didier Budimbu.

Le président de la Dynamique Fatshi évoque cependant la nécessité d'avoir une nouvelle Cour Constitutionnelle pour éviter des situations telles que celles qui se passent actuellement. 

"Nous ne sommes pas d'accord avec ces invalidations, nous compatissons avec tout ce qu'ils sont en train de subir...L'espoir est qu'en 2023, il y aura probablement une nouvelle Cour Constitutionnelle car la loi dit que tous les 3 ans on doit la renouveler au tiers. C'est ce qui sera fait et on va essayer de l'équilibrer et il y aura une nouvelle CENI et je crois qu'en 2023 les choses iront au mieux", a fait savoir D. Budimbu. 

Le président de la Dynamique Fatshi salue en outre le fait que Pierre Lumbi, "après avoir longtemps considéré Martin Fayulu comme président de la République", soit revenu à la réalité, en reconnaissant qu'il n'y a qu'un seul président de la République.

Jephté Kitsita