RDC - Ouganda (0-2) : Les Léopards n'ont rien appris de leurs lacunes habituelles

Publié sam 22/06/2019 - 18:52
7sur7

Encore et encore, l'équipe nationale congolaise a été aux abois face à des équipes organisées. Les Léopards sont restés ''fidèles'' à leurs erreurs face à la sélection ougandaise, malgré la préparation, et quelques matchs amicaux livrés avant la CAN.

En effet, le problème qui dérange le Congo n'est rien d'autre que l'identité de jeu. La RDC manque un fond de jeu se basant sur les automatismes, la complémentarité et la cohésion afin de former une vraie équipe capable de permettre aux uns de jouer pour les autres !

*Une défense qui n'inspire pas confiance*

Déjà en déficit  d'un bon gardien de but de niveau mondial, la défense de l'équipe de la RDC souffre également d'un problème de leadership et de positionnement. La charnière composée de Luyindama et Tisserand n'a jamais bien fonctionné puisqu'elle commet souvent de graves erreurs de concentration comme sur les deux buts ougandais encaissés aujourd'hui.
Pourtant, il y'a des joueurs comme Chancel Mbemba ou Bope qui rassurent plus en défense qu'au milieu où ils sont généralement alignés.

L'autre déception s'appelle Issama, car malgré son expérience, le joueur de 30 ans n'a visiblement rien compris de son rôle, puisqu'il donne toujours l'impression d'un apprenti avec de graves erreurs de jeunesse. (Positionnement et maîtrise de jeu, néants)

Un milieu de terrain auteur de tous les maux

Pourquoi faut-il toujours jouer avec deux milieux récupérateurs pas très bon techniquement même dans un match dans lequel il faut ouvrir le jeu pour gagner ?

Florent Ibenge n'a qu'une seule formule. Utiliser deux sentinelles qui peuvent récupérer beaucoup de ballons, et puisque tous les entraîneurs ont compris sa méthode, ils préfèrent le contrer en mettant des techniciens au milieu pour fatiguer ces récupérateurs qui, curieusement ne jouent quasiment pas dans leur clubs respectifs depuis des mois.

Conséquence, pas de densité dans le jeu, car le meneur de jeu (Mpoku) a un profil des joueurs moins rapides, moins dynamiques et réservés. Il aime conserver le ballon et trouver un éclat de génie, finalement les attaquant en pâtissent en faisant des courses dans le vide.

Une attaque dépourvue de ses inspirations

Il y'a quelques années, l'attaque congolaise était tout feu tout flamme, puisque les efforts individuels de certains joueurs faisaient la différence. Malheureusement, ce Bolasie n'est plus celui d'il y'a trois ans, Bakambu ou Meschack Elia ne sont plus aussi inspirés qu'auparavant.

Curieusement, tous ces problèmes se passent  sous le nez du staff technique qui, soit ne voit rien, soit ne sait peut-être plus quoi faire. 

Pendant que certaines nations progressent, les Léopards eux, régressent depuis novembre 2017. La fédération congolaise qui devrait faire quelque chose depuis longtemps, reste muette et observe l'insuffisance du staff technique.

La RDC n'a plus marqué deux buts dans un match depuis 2017, et n'a gagné qu'un seul match (1-0 face au Libéria) depuis cette date bien qu'étant qualifiée pour la CAN.

À présent, il ne faut plus porter des lunettes pour voir que cette sélection ne promet rien de bon, surtout qu'elle va affronter deux adversaires coriaces du groupe (Égypte et Zimbabwe).

Malgré les moyens mis à la disposition de cette équipe par le chef de l'État pour la préparation, le logement, les primes et autres afin que tout soit parfait,  l'équipe nationale congolaise n'inspire toujours pas confiance, pas du tout.

Gede Luiz Kupa