La Dynamique Fatshi Président à F. Ambongo : "Si le souci est de trouver à un cousin une place dans les institutions, c'est pas de cette façon qu'on doit s'y prendre", (D. Budimbu)

Publié jeu 04/07/2019 - 22:48
7SUR7.CD

Les réactions ne cessent de tomber au lendemain des dernières déclarations faites par l'archevêque de Kinshasa, Monseigneur Fridolin Ambongo au sujet du chef de l'État qui, selon lui, n'a pour le moment pas les moyens de mettre en place sa politique d'autant plus que l'ancien régime contrôle tout.

La dernière en date, celle de la Dynamique Fatshi Président. Dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce jeudi 4 juillet 2019, Didier Budimbu appelle l'archevêque de Kinshasa à ne pas semer la zizanie auprès des chrétiens.

"Étant chrétien catholique, nous avons beaucoup de respect pour lui. Mais, heureusement qu'il a parlé en tant qu'individu, il n'a pas parlé au nom de l'église catholique car nous avons beaucoup des évêques et des Monseigneurs qui peuvent émettre des avis contraires. Ce qui est choquant est qu'il y a quelques semaines il avait fait des louanges au chef de l'État. Mais là, il est revenu d'un mariage qu'il a célébré et il vient avec d'autres propos, on se demande si c'est quoi la motivation", a dit Didier Budimbu, président de la Dynamique Fatshi Président. 

Dans la foulée, le président du parti politique Autre Vision du Congo, "AVC", accuse Mgr Fridolin Ambongo de vouloir semer la division au sein de la coalition FCC-CACH.

"Maintenant là que le pays essaye d'avancer, il veut créer une faussée entre cette coalition FCC-CACH qui est en train de se mettre en place péniblement mais pour le bien de la population. Il veut créer un trou dedans. Monseigneur Ambongo doit s'occuper d'autres choses au lieu de s'occuper plus de la politique. Il doit laisser ceux qui sont aptes à le faire s'en occuper, au lieu de prendre toute une église en otage", renchérit-il.

Didier Budimbu estime que le successeur de Laurent Monsengwo aurait dû aussi demander aux anciens collaborateur du président de la République de ne pas lui tourner le dos, notamment à Genève. 

"Lors de son investiture, le chef de l'État avait tendu la main que ce soit à Martin Fayulu ou à Jean-Pierre Bemba et c'était quoi leur réponse? Ils sont jamais allés dans le sens du chef de l'État. C'est eux qui ont tourné le dos au chef de l'État. Je pense que si le souci est de trouver à un frère ou à un cousin une place dans les institutions, ce n'est pas de cette façon qu'on doit s'y prendre", conclut Didier Budimbu. 

Pour rappel, l'archevêque de Kinshasa a déclaré mercredi dernier que l'actuel président n'a pas toute la coudée franche pour mettre en application sa politique. 

Selon Fridolin Ambongo, l'ancien régime contrôle encore l'essentiel du levier du pouvoir. En commençant par les deux chambres du parlement, la CENI, la Cour constitutionnelle, le service secret, etc.

Jephté Kitsita