RDC/OGEFREM : Le procès de 9 agents et cadres révoqués pour détournement de plus d'un millions USD débute le 13 septembre prochain 

Publié mar 10/09/2019 - 12:06
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Le procès de 9 agents et cadres de l'Office de gestion de fret multimodal (OGEFREM) révoqués pour détournement de plus d'un million USD débute le jeudi 13 septembre 2019 au Tribunal de travail de la Gombe.

Conformément à la logique et au bon sens, l'ouverture de  l'instruction de cette affaire doit en principe mettre fin à toutes les démarches entreprises par les parties en conflit.

"Au regard de l'ampleur des faits à charges de ces 9 agents et cadres de l'OGEFREM et des tensions que la tentative de leur  réhabilitation a entraîné, suite à des agents qui s'en étaient farouchement opposés, les juges du Tribunal du travail ont intérêt à dire le droit sans complaisance aucune et en toute équité", indique un des agents de l'OGEFREM qui a requis l'anonymat. 

Après avoir constaté des malversations au sein de cet établissement public, la Direction générale de l'OGEFREM avait initié une Commission de clôture caisses et banques et un audit interne sur les agents du circuit financier.

Après étude, 9 agents ont été déclarés coupables de détournements de plus d'un million de dollars et ont été licenciés sans préavis, après avis favorable du Conseil d'administration et l'enterinement du ministère de tutelle.

En exécution de la décision de la tutelle, nonobstant les faits en cause, la Direction générale avait pris soin de verser aux accusés leurs décomptes finales.

Dans sa lettre du 19 avril 2019, l'ex-Premier ministre Bruno Tshibala avait salué la régularité de la procédure disciplinaire qui a abouti à cette révocation et avait tranché en constatant le caractère gravissime des faits en cause. 

Il a par ailleurs exhorté les personnes lésées à porter l'affaire dans les instances compétentes.

Cependant, en lieu et place de saisir les instances judiciaires compétentes, eux qui  clamaient leur innocence, ces 9 agents et cadres ont préféré mener des démarches au niveau politique, jusqu'à obtenir au mois d'août 2019, une décision de leur  réhabilitation.

Cette décision avait été à la base des vives tensions au sein de l'Ogefrem et avait même occasionné une grève des agents en service qui ne jurent que par le départ définitif des agents et cadres révoqués. 

Pour calmer les tensions qui gagnaient du terrain au sein de cet établissement public, le ministre a.i du Travail et voie de communication Azarias Ruberwa avait vite convoqué une réunion tripartite d'urgence. 

Une note de confirmation  d'entretien élaborée à l'issue de cette rencontre avait relevé l'embarras des autorités qui, indique-t-elle, avaient été induites en erreur en prenant une décision sur des informations unilatérales et peu fiables.