Kwilu : La Cour d'Appel sensibilise les médecins sur la dépénalisation de l'avortement sécurisé

Publié mar 14/01/2020 - 10:01
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La Cour d'Appel du Kwilu a organisé le lundi 13 janvier 2020 à Bandundu, une séance d'informations et d'échanges sur le protocole de Maputo.

Cette activité avait pour but de sensibiliser les blousses blanches, juristes et des acteurs de la société civile sur la portée de la dépénalisation de l'avortement médicalisé.

Ledit protocole, signé depuis 2003 par les États africains et ratifié en 2018 par la R.D.Congo, fait la promotion de droits des femmes à l'avortement sécurisé.

Julien Nawena, président de la Cour d'Appel, a axé son exposé sur l'état de lieu du Droit congolais sur l'avortement sécurisé et la dépénalisation de l'avortement médicalisé.

"Le protocole de Maputo dont l'information est mise à la portée de médecins aujourd'hui, autorise à la femme de demander au médecin de lui extraire le foetus qu'elle porte", a-t-il dit.

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Et d'ajouter : "Tout médecin est désormais autorisé à pratiquer l'interruption volontaire de la grossesse mais sous 4 conditions préciser par le protocole susmentionné notamment en cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste et si la grossesse menace la vie de la mère".

Dans ces situations, Julien Nawena soulugne que la loi précise en outre que 3 médecins doivent consulter chacun à son tour et donner le même diagnostic pour décider d'avorter la femme.

Félicien Kiway, vice-gouverneur de la province du Kwilu présent à cette séance, a promis d'en faire large diffusion en vue de réduire les risques d'avortements criminels.

Il ressort cependant des échanges qu'à l'ère qu'il est, l'avortement médicalisé ne peut se faire au Congo que dans des formations sanitaires bien équipées dont les conditions d'hygiéniques sont sans critique.

À retenir que la dépénalisation de l'avortement en Droit congolais se justifie par le rapport de l'OMS faisant état du taux élevé de mortalité au pays. Ainsi, pour prévenir et lutter contre les avortements criminels et protéger la vie humaine, la RDC a ratifié le protocole de Maputo.

Rolly Mukiaka Say à Bandundu