RDC : "Il n'y a rien de putsch dans l'élection de Michel Bongongo à la présidence nationale du parti Les Républicains" (Membres fondateurs) 

Publié mar 21/01/2020 - 18:05
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Devant la presse ce mardi 21 janvier, des membres fondateurs du parti "Les Républicains", ont rejeté toutes les allégations selon lesquelles le Congrès qui a élu Michel Bongongo président national de cette formation politique, a été tenu de "manière irrégulière".

À en croire Patrice Emery Nlandu, il n'y a rien de "putsch" dans l'organisation de ces assises initiées par Albert Mpeti qui est "l'interface entre les membres du parti et l'ancien président Léon Kengo Wa Dondo". 

"Rien de putsch, je vous invite à vous référer aux actes qui ont été posés ce jour-là. Pour rappel, le congrès a été tenu sur initiative du camarade Mpeti, qui est venu comme l'interface entre nous et le président Léon Kengo. La preuve, ce que quand le président Léon Kengo rentre au pays, c'est lui qui organise l'accueil du président Kengo. Pour nous, dans notre façon de voir, ce message qui venait du camarade Mpeti signifiait naturellement, il a reçu mission du président Kengo. C'est pour cette raison que nous avons répondu utilement à l'invitation via la camarade Francis", a-t-il fait savoir. 

Il a ajouté qu'"il y avait nécessité de restructurer le parti en commençant par le poste du président national, étant donné que le patriarche Léon Kengo est en train de prendre congé de la vie politique compte tenu de sa situation. Il a fallu à tout prix sauver la maison". 

Selon P.E. Nlandu, le congrès a été tenu conformément aux statuts du parti "Les Républicains". 

"Vous vous souvenez qu'en 2018, c'est dans les mêmes conditions, avec le même format, avec les mêmes dispositions statutaires et les mêmes circonstances qui ont permis l'élection du président Kengo", a-t-il souligné.

Ce membre fondateur du parti "Les Républicains" a, par ailleurs, accusé Joseph Kalonji, un autre membre fondateur qui dénonce le "putsch" après le dernier Congrès, d'usurpation de pouvoir. 

"Joseph n'est nommé par personne, il n'a aucune responsabilité dans le parti. Lorsque j'apprends au Nord et Sud-Kivu, qu'on l'appelle coordonateur, ça m'étonne. Et ça, je crois que c'est nécessaire que les membres fondateurs se réunissent pour tirer cette affaire au clair. D'où il tire ce pouvoir? Il y a donc usurpation du pouvoir", a-t-il indiqué.

Il a, en outre, souligné l'élection de l'ancien ministre du budget Michel Bongongo à la tête du parti "Les Républicains" n'est pas synonyme de "divorce" avec Léon Kengo qui, d'après lui, reste leur patriarche, modèle et autorité morale. Il a appelé aussi le nouveau président à jouer pleinement son rôle défini dans les statuts du parti.  

Pour rappel, le professeur Michel Bongongo a été élu président du parti "Les Républicains" lors du congrès convoqué, samedi dernier, à Kinshasa, en remplacement de Léon Kengo Wa Dondo qui a pris l'âge. Il a obtenu 15 voix sur les 15 qui étaient disponibles. 

Après cette élection, Joseph Kalonji, membre fondateur de la même formation politique, a élevé la voix pour dénoncer la tenue "irrégulière" dudit congrès. Il a qualifié ses collègues qui ont élu le nouveau président de "putschistes". 

Prince Mayiro