Nord-Kivu : Après s'être rendus, des chefs rebelles retournent en brousse suite aux mauvaises conditions de vie

Publié mar 26/05/2020 - 13:47
7sur7

Dans une déclaration faite à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, ce mardi 26 mai 2020, au moins 4 chefs rebelles de groupes armés différents qui s’étaient rendus auprès des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) entre janvier et mars 2020, annoncent leur retour en brousse avec leurs combattants suite « aux mauvaises conditions de vie dans le site de cantonnement de l’armée ».

Parmi ces mouvements rebelles, le Groupe Armé des Volontaires (GAV), du général autoproclamé Matata Souleman qui a derrière lui au moins 3.200 combattants et environ 485 armes, l’Union des Patriotes pour La Défense du Congo (UPDC) du général autoproclamé Bilikoliko Mingenya avec plus de 800 éléments et 120 armes, le FDDH/Nyatura de Juvia Dusabe Delta avec 208 armes et au moins 1300 éléments et enfin, le groupe armé Sécurité de Kavumbi Sibomana avec 80 armes et 250 éléments.

Ils se sont rendus au bureau de la Commission Interprovinciale d’Appui au Processus de Sensibilisation, Désarmement, Démobilisation et Réinsertion Communautaire (CIDDRC), pour exprimer leur volonté cesser les hostilités et répondre à l’appel du chef de l’Etat à condition que le gouvernement congolais s’occupe « correctement » de leur réinsertion dans la vie civile.

« Mes éléments et moi, on s’était décidé de se rendre après l’appel du chef de l’Etat. J’avais promis à mes hommes qu’on serait bien encadrés et que c’était la fin de la souffrance. Mes hommes avaient accepté et j’avais remis plus de 200 entre les mains de l’armée mais après quelques semaines mes hommes ont commencé à retourner en brousse suite aux mauvaises conditions de vie, et moi leur leader, ils m’ont dit que j’avais menti », a dit à 7SUR7.CD Bilikoliko Mingenya de l’UPDC.

Tous ces mouvements rebelles opèrent dans le territoire de Masisi. À leur actif, plusieurs cas de tueries, de viols, vols et autres violations des droits de l’homme dans cette entité, d’après les informations de la société civile locale.

Glody Murhabazi, à Goma