Tribune - Pour sauver Élections de 2023: les confessions religieuses ne sont plus crédibles et doivent se désengager du processus de la désignation du président de la CENI (Jérôme Bonso)

Publié ven 12/06/2020 - 21:35
7sur7

1. RAPPEL HISTORIQUE 

- Une résolution de l'Accord Global et Inclusif du Dialogue Intercongolais de Sun City 2002-2003 en Afrique du Sud avait créé la Commission électorale indépendante (CEI) avec comme mission l'organisation des élections post dialogue. 
- Pour mettre en confiance les belligérants et le gouvernement de Kinshasa, les composantes et entités ont levé l'option de confier la présidence de la CEI aux confessions religieuses. 
ACTES :
1er ACTE :
Élections de 2006.
- Désignation du président de la CEI par les confessions religieuses :
*Pas de consensus lors de la désignation de l'Abbé Malu Malu par les confessions religieuses et il est aussi contesté et désavoué par sa propre confession religieuse. 
CONSÉQUENCE 

* Crise de confiance dans le chef du président de la CEI et dans le processus Électoral. Car nombreux chrétiens qui sont électeurs l'accusaient de la désobéissance à la haute hiérarchie de l'église. 
RÉSULTAT :
Abbé Président/CEI était contraint à publier les résultats des élections dans un char de combat de la MONUC et il y a eu contestations en cascade suivi des violences. 
* 2ème ACTE :
Élections de 2011.
- Désignation non consensuelle et contestée du président de la Ceni, Rev. Pasteur Ngoy Mulunda par les confessions religieuses entre les confessions religieuses elles même créant un schisme électoral. 
CONSÉQUENCE 
* Crise de confiance dans le chef du Président de la Ceni et dans le processus Électoral par les nombreux chrétiens qui sont les électeurs potentiels. 
RÉSULTAT 
Rev. Pasteur Président publie les résultats des élections jugés chaotiques et il était contraint à la démission. 
3ème ACTE :
- Retour de Malu Malu 2 dont sa seconde désignation par les confessions religieuses n'a pas requis le consensus et il est encore contesté et désavoué toujours et encore par sa propre confession religieuse. 
CONSÉQUENCE 
* Crise de confiance dans l'homme et dans le processus Électoral et il est décédé sans avoir publié les résultats des élections. Paix à son âme. 
4ème ACTE :
Élections de 2018.
- Désignation non consensuelle et contestée de Corneille Nangaa par les confessions religieuses créant encore un schisme Électoral chez les confessions religieuses. 
CONSÉQUENCE 
Crise de confiance dans le chef du Président de la Ceni et dans le processus Électoral. 
RÉSULTAT :
Contestations en cascade des résultats électoraux et recherche de la vérité des urnes. 
5ème ACTE :
Élections horizon 2023.
- Tentative de désignation non consensuelle et contestée par les confessions religieuses du remplaçant de Nangaa fin mandat en date du 08 au 09 juin 2020.
- Mise sur pied du comité de réception et sélection des candidatures par les confessions religieuses. 
- Réception des 26 candidatures. 
- Après sélection, six candidatures sont retenues. 
- Les 8 chefs de la plateforme des confessions religieuses ont opté comme un des critères de sélection pour les 6 candidats qui dit ceci :
* Éliminer tout candidat d'Origine Kasaienne, car le président de la Ceni ne saurait être de la même ethnie avec le président de la république Félix Antoine Tshisekedi. 
- Les candidats d'origine Kasaienne de cette discrimination anticonstitutionnelle sont :
1.Jérôme BONSO ( Kasai),
2. Sylvain LUMU ( Kasai), 
3. Denis KADIMA ( Kasai). 
Ces candidats kasaiens ont de la notoriété nationale et internationale en matière des élections et ce sont eux qui ont formé les confessions religieuses en la matière. Les confessions religieuses ont sacrifié la méritocratie sur l'hôtel de leurs intérêts tribalo ethniques. 
- Sont retenus 3 candidats éligibles ci-après :
1. Cyrille Eboto ( Équateur), parrainé par un chef de confessions religieuses de l'Équateur pour le compte de la Cenco ;
2. EYALE (Équateur), parrainé par un chef des confessions religieuses de l'Équateur pour le compte de l'ECC. 
3. Ronsard Malonda (Congo Central), parrainé par un chef des confessions religieuses du Congo Central pour le compte de Kimbanguiste. 
Qui pouvait défendre et parrainé les trois candidats kasaiens ?
Cardinal Malulu, paix à ton âme. 
PARADOXE :
Les deux chefs des confessions religieuses originaires d'une même province ont présenté sans tergiverser les deux candidats issus de la leur propre province comme si l'expertise électorale appartient seulement à leur province et que leurs deux églises sont bien célébrées que dans d'autres provinces. 
CONSÉQUENCE 
Les confessions religieuses ont recouru aux pratiques honteuses et païennes : culture du tribalisme, clientélisme, trafic d'influence et corruption. 
Les confessions religieuses ont offert un spectacle désolant sur la désignation du président de la Ceni. 
RÉSULTAT :
Les élections de 2023 seraient hypothétiques si les confessions religieuses ne se DÉSENGAGER pas dans le processus de désignation du Président de la Ceni, car la crise de confiance impacterait la Crédibilité, la transparence et l'intégrité du processus Électoral. 

2. ISSUE DE SORTIE :
On ne peut pas confiner du Président de pharmaciens aux non pharmaciens tout comme élections de Imam, S.G/Cenco et Bishop ne peuvent pas être confié à un corps Électoral extérieur de la corporation. 
- Confier la désignation du président de la Ceni aux ONG de la société civile de la thématique Élection pour avoir une Ceni des experts électoraux. 

3. CONCLUSION 
Les confessions religieuses ont montré leur limites dans les désignations conflictuelles du Président de la Ceni. 
Les confessions religieuses ont contribué aux débâcles électorales de 2006, 2011 et 2018. Elles veulent perpétrer le même chaos Électoral pour 2023.
Il est temps qu'elles se retirent du processus de désignation du Président de la Ceni au profit de l'évangélisation. 

Tribune électorale de Jérôme BONSO 
Expert Électoral.