Lubumbashi : La Justice appelée à poursuivre un notable pour avoir tenu "des propos calomnieux contre la police"

Publié ven 25/09/2020 - 21:27
Photo : Droit tiers

La Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) demande au Parquet général près la cour d'appel du Haut-Katanga d'ouvrir un dossier judiciaire contre le notable Christian Kitungwa.

Dans un communiqué de presse signé le jeudi 24 septembre, dont une copie est parvenue à 7SUR7.CD, Joseph Kongolo, coordonnateur provincial de cette institution d'appui à la démocratie, accuse ce notable Katangais d'avoir tenu des propos colomnieux, injurieux et incitatant à la rébellion contre le commandement de la police nationale congolaise dans la province du haut Katanga.

Dans une vidéo devenue virale dans les réseaux sociaux, ce notable Katangais affirme que la situation d'insécurité dans la province est « entretenue par la négligence du commissaire provincial de la Police ».

Cette structure des droits de l'homme souligne que ces allégations sont de nature à mettre en danger la province du Haut-Katanga et créent la méfiance entre la population et la Police. D'après Joseph Kongolo wa Momat, la justice doit se saisir de ce dossier le plutôt possible.

« Les derniers propos en date sont ceux postés depuis ce mercredi 23 septembre par un monsieur non autrement identifié et soutenus par une lettre ouverte de Christian Kitungwa, publiée le 24 septembre dernier. Le commissaire provincial de la police, le Général Louis-Second Karava, est accusé publiquement dans cette vidéo de ne s'intéresser qu'à l'argent. La vidéo lui reproche également d'avoir mis en place un mécanisme empêchant ses deux adjoints, chargés respectivement de renseignement et des opérations de travailler », peut-on lire dans la note.

Contacté par 7SUR7.CD après le dépôt de son mémorandum sur l'insécurité auprès du vice-président de l'Assemblée Provinciale du Haut-Katanga, Christian Kitungwa a réaffirmé et assumé ses propos. Il soutient que certains officiers de la Police ont créé « des îlots d'instabilité pour se remplir les poches ». Il propose ainsi la création d'une commission pour identifier les coupables.

« Nous les notables, nous nous sommes dits, nous taire c'est mourir parce que nous voyons la population qui se meurt chaque jour. Ces affairistes n'ont pas de la place au sein de la Police. Nous voulons qu'on mette en place une commission mixte constituée de l'Inspection Générale de la Police, du commissariat général de la police et l'auditorat général pour qu'on puisse avoir des éléments de preuve afin que ça ne soit pas présenté comme de l'acharnement contre un individu », a-t-il insisté à 7SUR7.CD.

Patient Lukusa, à Lubumbashi