RDC : HRW émet des doutes sur les "véritables motifs" des poursuites contre Kamerhe

Vital Kamerhe

L'ONGI Human Rights Watch (HRW) qui se donne pour mission de défendre les droits de l'homme et le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme, a émis des doutes sur sur les "véritables motifs" des poursuites contre Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Dans son rapport rendu public ce mercredi 13 janvier 2020, HRW indique que des allégations de corruption au sein du cercle rapproché de Félix Tshisekedi ont persisté. 

"Le 20 juin, Vital Kamerhe, l’ancien directeur de cabinet de Tshisekedi, a été condamné pour détournement de fonds et corruption, devenant ainsi l’homme politique le plus important de la RD Congo à avoir été poursuivi pour corruption. Il a été condamné à 20 ans de prison. De nombreuses autres personnalités impliquées dans des actes de corruption ces dernières années n’ont pas fait l’objet d’enquêtes, jetant le doute sur les véritables motifs des poursuites engagées contre Kamerhe", a indiqué HRW.

Pour les proches de Vital Kamerhe, ce procès dit de "100 jours" a été plus politique que judiciaire. Son parti politique l'Union pour la Nation, a toujours soutenu l'innocence de son leader Vital Kamerhe.

Toujours d'après HRW, la situation des droits humains en République démocratique du Congo s’est dégradée en 2020 sous la présidence de Félix Tshisekedi, après une première année de mandat marquée par des avancées. 

"Les autorités congolaises ont réprimé des manifestants pacifiques, des journalistes et des personnalités politiques, tout en utilisant les mesures de l’état d’urgence imposé de façon temporaire en raison de la pandémie de Covid-19 comme prétexte pour endiguer les mouvements de contestation", poursuit ce rapport.

Dans un autre registre, HRW affirme que la situation humanitaire dans le pays est restée alarmante, avec 5,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays. 

En novembre 2020, précise HRW, près de 930.000 personnes de la RD Congo étaient enregistrées comme réfugiés ou demandeurs d’asile dans au moins 20 pays

Jephté Kitsita