Polémique sur les cartes des crédits prépayées : "c'est une tradition qui remonte à l'indépendance en RDC" (Cellcom de Sele Yalaghuli)

7SUR7

La cellule de communication du ministre honoraire des finances Sele Yalaghuli réagit à la polémique suscitée à la suite de l'annulation par le ministre des finances Nicolas Kazadi, des "cartes des crédits sur le Compte général du Trésor". 

Dans une mise au point parvenue à la Rédaction de 7SUR7.CD ce vendredi 04 juin 2021, elle fait savoir que ces cartes des crédits sont données, comme dans tous les pays du monde, aux ministres des affaires étrangères, de la coopération, des finances et le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) qui sont appelés à effectuer des réguliers et fréquents déplacements à l'étranger pour des missions officielles. Cela dans le but de parer au plus pressé, dit-elle. 

Ces cartes, explique-t-elle, avec des montants précis oscillant entre 20 et 40.000 dollars américains mensuels sont prépayées par la BCC et ne sont pas liées au Compte général du Trésor, comme certains arguent. Elles sont acquises par la BCC en laissant des provisions auprès de la Rawbank, précise la cellule de communication de Sele Yalaghuli, avant d'affirmer qu'en RDC, "c'est une tradition qui remonte à l'indépendance".

(Ci-dessous l'intégralité de la mise au point de la cellule de communication de Sele Yalaghuli)

Les us et coutumes de part le monde entier assignent aux ministres des affaires étrangères et à celui des finances de piloter les relations extérieures dans le sens des intérêts du pays.

Sont bénéficiaires de ces cartes, en ordre d’importance:
1. Le ministre des Affaires étrangères 
2. Le ministre de la  Coopération 
3. Le ministre des Finances 
4. Le Gouverneur de la BCC.

Les deux premiers sur le plan politique et diplomatique, les deux seconds du point de vue des finances et économique.

Ainsi, les personnalités qui occupent ces fonctions sont appelées à effectuer des réguliers et fréquents déplacements à l'étranger pour des missions officielles.

À cet effet et pour parer au plus pressé, des cartes prépayées avec des montants précis oscillant entre 20 et 40.000 USD mensuels leurs sont données. Ces cartes sont prépayées par la BCC et ne sont pas liées au compte général du trésor, comme certains arguent. Elles sont acquises par la BCC en laissant des provisions auprès de Rawbank.

Ces cartes leur permettent d’être plus agiles pour notamment payer des billets, hôtels, dîners avec les partenaires. Elles sont utilisées seulement à l’étranger, pas au pays.

Chaque mois, l’utilisation de ces cartes doit faire l’objet de justification avant qu’elles soient renflouées éventuellement.

Ces pratiques sont d’actualité dans tous les pays du monde, et même auprès de certains organismes comme la Banque mondiale et le FMI.

Au pays, c’est une tradition qui remonte à l’indépendance.
Tous les ministres des Affaires étrangères, des Finances et les Gouverneurs de la Banque Centrale du Congo ont toujours bénéficié de ces cartes.

Tout récemment, depuis 2007, les ministres des Affaires étrangères, des Finances ainsi que tous les gouverneurs de la Banque centrale en ont bénéficié.

Plus récemment, sous le Premier ministre Ilunga Ilunkamba, les deux plus grands utilisateurs étaient Madame la ministre des Affaires étrangères et Monsieur le ministre de la Coopération, pour la simple raison qu’ils ont beaucoup voyagé pour le compte du pays. 

L'ancien ministre des Finances Sele Yalaghuli a eu recours à cette carte à deux reprises : lors de la mission au cours de laquelle il a accompagné le Chef de l'Etat à la Banque mondiale et au FMI à Washington DC, et lors de la mission des Assemblées annuelles de ces deux institutions de Bretton Woods tenues en novembre 2019 toujours à Washington DC. Sa carte est même restée avec un solde que la Rawbank a reversé à la BCC, surtout qu'il ne l'a utilisé que à deux reprises.

Toutes ces informations sont vérifiables à la Banque Centrale du Congo et chez Rawbank.

La position des personnes à l'origine de ces imputations dommageables tient seulement de deux choses:
1. Ignorance dommageable et paresse intellectuelle (s’ils avaient vérifié tout ce qui entoure ces cartes, il n’allaient pas en faire un buzz).

Il y a lieu de déplorer ici la mauvaise foi habituelle, et la manipulation par des commanditaires habituels.

Cellule de communication et veille du ministre honoraire des Finances Sele Yalaghuli