Procès en appel de Chebeya : L'audience renvoyée au 6 octobre 

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Ouvert ce mercredi 22 septembre 2021 à la prison militaire de Ndolo, le procès en appel sur le double assassinat des activistes des droits humains, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, a été renvoyé au 6 octobre prochain par la Haute Cour militaire.

2 de 3 personnes impliquées ont comparu à l'audience de ce jour. Il s'agit du commissaire supérieur Christian Ngoy Kenga Kenga et du sous-commissaire adjoint Jacques Mugabo, condamnés en 2011 à la peine capitale par contumace au premier degré.  

Les motifs de ce renvoi est que ces deux officiers n'ont pas été assistés par les avocats mais aussi la République démocratique du Congo, partie civilement responsable, n'a pas été notifiée. 

« Il a été décidé la disjonction des poursuites vis-à-vis des fugitifs. Il y en avait 3. Il y a Christian Kenga Kenga, Jacques Mugabo et Paul Mwilambwe. De trois prévenus, il y a deux sur qui on a mis la main. Les deux ont comparu. Comme ils ne sont pas assistés par des avocats, il y a un devoir constitutionnel qui donne la possibilité à la Haute Cour militaire de s'adresser à nos barreaux pour qu'ils désignent des avocats à même de les assister. Mais aussi, la République démocratique du Congo comme partie civilement responsable n'a pas reçu de notification d'audience. Elle n'a pas comparu. C'est la raison pour laquelle la démarche administrative de la Cour à saisir les barreaux soit de Gombe, soit de Kinshasa soit de la Cour de Cassation, de pourvoir les conseils aux prévenus et la notification de la date d'audience à la partie civilement responsable, la RDC. Nous avons convenu, parties civiles pour nos clients, en commun accord avec la Cour d'une remise à deux semaines », a déclaré à la presse Me Richard Bondo, l'un des conseils des parties civiles. 

Pour rappel, le major Christian Kenga Kenga et son garde du corps Jacques Mugabo avaient été condamnés par contumace en première instance à la peine de mort par la Haute Cour militaire. Ce verdict était tombé en 2011, soit une année après la mort de F. Chebeya et F. Bazana. 

Merveil Molo