Tshisekedi à l'ONU : "L’Afrique n’a pas besoin d’aumône, elle a besoin des partenariats constructifs et gagnant-gagnants"

Photo droits tiers

Le président de la République démocratique du Congo, et président en exercice de l'Union Africaine (UA), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s'est exprimé du haut de la tribune des Nations-Unies le mardi 21 septembre 2021 à l'occasion de la 76ème session ordinaire de l'assemblée générale de l'ONU. 

Dans son allocution, le président Tshisekedi a déclaré que le continent africain n'a pas besoin d’aumône. À en croire le chef de l'État Congolais, aujourd'hui l'Afrique a besoin des partenariats gagnants-gagnants.

"L’Afrique n’a pas besoin d’aumône ! Elle se bat pour conquérir des espaces de liberté et d’action dans un monde toujours en compétition, afin de se forger un destin meilleur et d’apporter davantage sa contribution au progrès général de l’humanité. L’Afrique a besoin de partenariats constructifs et gagnant-gagnants pour mettre en valeur ses fabuleuses richesses naturelles, se doter d’infrastructures de développement et améliorer les conditions de vie de ses populations", a déclaré Félix Tshisekedi.

Selon le chef de l'État de la RDC, l’atteinte de ces objectifs exige des institutions démocratiques fortes et stables, des politiques publiques adéquates, la bonne gouvernance et l’intégration régionale.

"Ni les capacités, ni le dynamisme des populations et, encore moins, les ressources naturelles ne font défaut à l’Afrique pour ce faire. Globalement, des progrès substantiels ont été accomplis au cours de ces deux dernières décennies en termes de consolidation des processus démocratiques, de croissance économique et de lutte contre la pauvreté, en dépit de la contrariété impitoyable des relations internationales ainsi que des conséquences néfastes des changements climatiques", a-t-il martelé.

Cependant, le président en exercice de l'UA a souligné que le fléau de l’insécurité provoquée par les cohortes de terroristes, de groupes armés, de mercenaires et de criminels de tous bords, met à mal la stabilité institutionnelle des jeunes démocraties africaines et annihilent les efforts de nombreux dirigeants africains pour développer leurs pays.

"En effet, si la lutte contre DAESH a remporté au Moyen-Orient, plus précisément en Irak et en Syrie des victoires incontestables, en Afrique, par contre, l’AQMI et autres groupes affiliés à DAESH gagnent du terrain chaque jour davantage", a-t-il dit.

À titre indicatif, le président Tshisekedi a évoqué les cas du Mali, du Niger, du Nigeria, du Cameroun, du Tchad et du Burkina-Faso, qui subissent régulièrement les attaques meurtrières de DAESH et des djihadistes de Boko-Haram. 

Félix Tshisekedi a, en outre, fait savoir que depuis 2017, le Nord-Est du Mozambique est victime des attaques armées récurrentes des salafistes djihadistes de Ansar al-Sunnah qui ont déjà causé au moins 2.600 morts.

Jephté Kitsita