Kasaï-Central : Une marche de LUCHA contre les tracasseries militaires interdite à Kananga

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Mamie Kakubi Tshikele, maire de la ville de Kananga chef-lieu de la province du Kasaï-Central, dit n'est pas prendre acte de la marche du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) pour dénoncer les tracasseries dont seraient auteurs les éléments des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

L'autorité urbaine souligne qu'au vu de la situation sanitaire dans la province, une telle activité s'avère inopportune. 

« Je vous rappelle la situation sanitaire dans notre pays en général et en particulier dans notre province est encore hypothétique et nécessite les efforts à foumir et ce, conformément à l'Arrêté Ministériel n'25/CAB/VPM MININTERSECAC GKM032/2020 du 17/12/2020 portant modalités pratiques d'exécution des mesures de limitation contre la troisième vague de la pandémie à COVID-19 et celui Urbain n°3073/006/2020 du 31/12/2020, ce genre de manifestations ne sont pas autorisées », a indiqué le mardi, le maire de Kananga.

Mamie Kakubi ajoute que la paix acquise au Kasaï-Central est le résultat du travail de titan des éléments de Forces Armées de la République Démocratique du Congo.

« Il est pour nous une obligation de maintenir sans scepticisme cette paix chèrement acquise non seulement au travail de titan abattu par nos forces de l'ordre mais surtout à travers la collaboration civilo-militaire qui constitue une force incontournable dans sa phase de pérennisation », a-t-elle ajouté. 

Il sied de souligner que la LUCHA voulait marcher pour exiger la suppression de la zone opérationnelle, qui selon ce mouvement citoyen, est à la base de toutes les barrières illégales érigées sur toute l'étendue de la province du Kasaï-Central par « les militaires qui tracassent la pauvre population ». 

Alain Saveur Makoba, à Kananga