Révision constitutionnelle : J-M Kabund dénonce un « faux débat visant à détourner l’attention de vrais problèmes » du pays

Image
Image.

L’opposant Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président du parti Alliance pour le Changement, a critiqué la relance du débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo.

Selon lui, cette initiative détourne l’attention des véritables priorités nationales, notamment la guerre qui ravage l’Est du pays.

Dans un message publié ce vendredi, l’opposant a dénoncé une « diversion politique » alors que les populations continuent de subir les violences dans la partie Est de la RD Congo.

« Relancer le faux débat sur le changement de la Constitution pour repousser le dialogue politique inclusif, pendant que nos compatriotes meurent dans une guerre injuste, est moralement inacceptable et politiquement irresponsable », a-t-il déclaré.

J-M Kabund a affirmé que ceux qui retardent l’organisation d’un dialogue inclusif devront assumer les conséquences de cette inertie.

« Ils porteront la responsabilité historique de n’avoir pas agi à temps pour arrêter les massacres dans l’Est et celle de la complicité dans l’occupation de notre pays par le Rwanda », a-t-il ajouté, avant d’indiquer qu’une partie du territoire national est déjà sous une « annexion de fait » par le Rwanda, dénonçant l’inaction des autorités.

C’est depuis le 18 février dernier que la constitution de la RDC a totalisé 20 ans d’existence. À cette occasion, le débat autour de sa révision ou de son changement a été relancé, ce qui a suscité des réactions dans la classe politique congolaise.

La dernière en date est celle de Modeste Bahati, deuxième vice-président du Sénat et membre du présidium de l’Union sacrée de la Nation, qui s’est opposé à cette initiative. À l’en croire, la RDC n’a pas un problème de textes, mais plutôt d’hommes qui n’appliquent pas les textes. Cette sortie médiatique lui a valu des critiques au sein de la majorité présidentielle.

Raphaël Kwazi