Violences sexuelles : "Il est plus qu'urgent d'assurer des réparations justes et adéquates aux survivantes", insiste Denise Nyakeru

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La première dame a affirmé, mercredi 20 octobre dernier, qu'il est plus qu'urgent d'assurer des réparations justes et adéquates aux survivantes des violences sexuelles et autres crimes graves commis en République démocratique du Congo. 

Denise Nyakeru Tshisekedi a fait cette déclaration lors de l'ouverture de la Table ronde inclusive sur la mise en place d'un Fonds  national de réparation en faveur des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et autres crimes graves au Congo-Kinshasa. 

"Il est plus qu'urgent d'assurer des réparations justes et adéquates aux survivantes. Ce n'est pas un appel à l'aide que je lance. Mais un cri d'alerte. C'est la voix des survivantes que je veux faire entendre ici devant vous. Je ne demande rien d'autres que justice soit faite, que les préjudices subits par elles, soient réparés", a-t-elle déclaré. 

Cependant, l'épouse du chef de l'État a déploré les difficultés que rencontrent les victimes de violences sexuelles pour accéder à des réparations qui sont, de fois, incomplètes. Et pourtant, a-t-elle souligné, les survivantes ont besoin besoin des meures de réparation holistique. 

"Il est donc temps de changer le narratif et de bâtir un Congo nouveau fondé sur des bases solides où l'impunité n'a plus sa place, un véritable État de droit. Or, il ne peut y avoir de droit sans réparation. Nous ne pouvons espérer un Congo nouveau sans réparer le tort causé à celles qui, par leur sagesse, bâtissent la Nation. Et qui, par leur force, engendre et éduquent nos héros", a affirmé Denise Nyakeru Tshisekedi.

D'après elle, ce que désirent les survivantes de violences sexuelles liées aux conflits, c'est aussi la tranquillité, la sérénité, l'espérance d'un avenir à leurs aspirations, mais aussi le silence des armes afin que soit entendu le cri de leurs armes. 

"C'est la raison pour laquelle, en ma qualité de championne globale pour la prévention des violences sexuelles en période des conflits, je réitère de tout cœur mon engagement solennelle de porter leurs voix afin d'aider à faire évoluer les mentalités. Je compte sur le soutien et l'engagement de chacun d'entre vous pour y arriver", a dit la première dame.

Par ailleurs, elle a encouragé la détermination du président de la République et de son gouvernement à lutter contre l'impunité à travers la campagne "Tolérance zéro", tout en saluant le travail abattu en ce sens par les ONG tant locales qu'internationales, mais également le docteur Denis Mukwege pour son implication dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles.

"La violence sexuelle constitue un crime horrible. À ce titre, elle doit être impérativement éradiquée", a-t-elle martelé. 

La Table ronde inclusive sur la mise en place d'un Fonds national de réparation en faveur des survivant.es de violences sexuelles liées aux conflits et autres crimes en RDC va s'étendre sur deux jours, soit du 20 au 21 octobre de cette année. Ces travaux devront déboucher, notamment sur la validation des projets de décret portant création respectivement du Fonds national de réparation et de la Commission nationale de justice transitionnelle en RDC. 

Prince Mayiro