Combats FARDC - M23 : La société civile appelle à des manifestations dès lundi pour "contrer l'agression rwandaise"

Photo : Droit tiers

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) appelle à une mobilisation nationale, à travers une série de manifestations à dater de lundi 30 mai prochain afin d'interpeller les autorités sur la « énième agression de la RDC par le Rwanda ».

Dans une déclaration faite jeudi 26 mai 2022 à Goma, cette structure citoyenne appelle toutes les couches sociales à être soudées pour barrer la route à l'ennemi qui agresse le pays à partir des territoires de Rutshuru et Nyiragongo au Nord-Kivu.

Pour Jean-Chrysostome Kijana, président de la NDSCI au niveau national, le gouvernement devrait prendre des mesures drastiques notamment rompre les relations diplomatiques avec le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).

« Dans toutes les provinces et villes de la RDC, dans la diaspora, mobilisons-nous dès aujourd'hui pour une participation massive à la série d'actions citoyennes de très grande envergure, dont les premières sont ces marches citoyennes qui doivent se tenir ce lundi. À travers ces marches pacifiques et de colère, nous voulons : soutenir nos vaillants militaires engagés sur le front et montrer à la face du monde que le Congo tout entier est contre cette énième agression du Rwanda », a-t-il déclaré au micro tendu par 7SUR7.CD

La NDSCI invite par la même occasion la président Félix Tshisekedi à décréter l'état de guerre pour « une riposte historique contre le Rwanda » et exhorte aux Congolais de boycotter les produits rwandais qui sont sur les marchés Congolais.

Pour rappel, c'est depuis le jeudi 19 mai dernier que les affrontements ont repris entre l'armée loyaliste congolaise et les M23. Lundi dernier, le Rwanda a accusé la RDC d'avoir lancé des tirs de roquette sur ton territoire et le mardi c'était au tour de Kinshasa d'accuser Kigali de soutenir les M23. Un regain de tension qui a poussé 10.000 civils à abandonner leurs villages, d'après les chiffres de l'ONU.

Glody Murhabazi, à Goma