Parc national Kahuzi Biega : Les écogardes et les FARDC n'ont pas violé les droits de l'homme entre 2019 et 2022 (Rapport ICCN) 

Photo : Droit tiers

Contrairement aux allégations d'un rapport d'une ONG britannique publiée en début de cette année 2022, les écogardes et les Forces armées de la RDC n'ont pas commis des actes de violation des droits de l'homme, entre 2019 et 2022, dans le parc national Kahuzi Biega au Sud-Kivu. 

C'est du moins ce qu'on peut retenir du rapport de l'enquête de la Commission mixte et indépendante mise en place par le directeur général de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Olivier Mushiete, pour enquêter sur ces allégations. Un rapport déjà disponible sur le site de cette institution : www.iccnrdc.org. 

"Les enquêtes de la Commission conjointe n'ont pas confirmé toutes les allégations de violation des droits de l'homme attribuées aux écogardes de l'ICCN et aux FARDC", rapporte un communiqué de l'ICCN parvenu à la 7SUR7.CD ce mardi 31 mai. 

Dans ce document, l'ICCN relève un "écart disproportionné" entre le volume des allégations du premier rapport de cette ONG britannique et les résultats du rapport de la Commission. 

"Cet écart s'explique sans doute par la plus grande rigueur méthodologique de la deuxième équipe et questionne ainsi fondamentalement le sérieux et les motivations du premier rapport, exagérément accusateur. Plus grave, l'ONG qui a participé à tous les travaux de la Commission mixte et indépendante qui se sont déroulés de manière transparente s'est rétractée en dernière minute au désarroi et à la grande surprise de tous! Ceci expliquerait-il les motivations scabreuses de son rapport initial ?", s'interroge l'ICCN.

Pour ce qu'elle a constaté, ajoute la même source, la Commission a formulé une série de recommandations pertinentes adressées à plusieurs parties prenantes notamment les autorités provinciales du Sud-Kivu, la Direction générale de l'ICCN, les responsables du parc national Kahuzi-Biega ainsi que les partenaires internationaux impliqués. Pour sa part, l'ICCN promet de mettre en œuvre les recommandations le concernant dans un bref délai.

Par ailleurs, la Direction générale de l'ICCN rappelle son engagement à la mise en œuvre de son deuxième pilier stratégique : "humanité" qui, selon elle, place le respect des droits de l'homme et le bien-être des populations riveraines des aires protégées comme priorité "absolue" au même titre que la conservation de la biodiversité. Elle réaffirme aussi son engagement et sa détermination à ce que tout personnel de l'institution qui se rendrait responsable des manquements au respect des règles et des lois auxquelles il est soumis soit sanctionné "sans complaisance". 

En définitive, l'ICCN rappelle le lourd tribut que paient, chaque année, les écogardes de l'ICCN. Ces 10 dernières années, fait-il savoir, plus de 200 d'entre eux ont perdu la vie sous les balles des groupes armés, braconniers et trafiquants.

Prince Mayiro