Insécurité dans l'Est de la RDC : L'ONU condamne "l'utilisation des groupes armés agissant par procuration"

Droits tiers

Dans un communiqué publié le samedi 11 juin 2022 juin à New-York, le secrétaire général de l'ONU, par le canal de son porte-parole Stéphane Dujarric, déclare être préoccupé par la situation sécuritaire actuelle à l'Est de la RDC, particulièrement au Nord-Kivu où le M23, soutenu par le Rwanda, a repris les hostilités depuis plusieurs semaines.

Appelant à "désamorcer les tensions" croissantes entre Kinshasa et Kigali, l'ONU condamne tout de même la manipulation des groupes armés opérant en RDC.

"Nous réaffirmons notre attachement ferme à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, et nous condamnons l'utilisation de groupes armés agissant par procuration", a déclaré le porte-parole d'António Guterres.

Dans ce communiqué, le porte-parole du secrétaire général de l'ONU évoque ainsi "la multiplication des attaques contre les civils par des rébellions congolaises et la présence persistante d'autres groupes armés étrangers qui continuent de menacer la stabilité régionale" dans les Grands Lacs.

L'ONU déclare également soutenir les efforts de l'Union africaine, qui a nommé le président angolais Joao Lourenço "pour désamorcer les tensions entre la RDC et le Rwanda".

Depuis la reprise des hostilités par le M23 au Nord-Kivu depuis plusieurs semaines, les Forces armées congolaises (FARDC) n'ont cessé d'accuser le Rwanda de soutenir ce mouvement rebelle.

Dans leur dernier communiqué publié le 10 juin dernier, les FARDC ont accusé l'armée rwandaise d'avoir tiré le même jour depuis le Rwanda une dizaine de bombes sur les localités de Biruma et Kabaya, dans le groupement de Kisigari, chefferie de Bwisha à Rutshuru. Certaines de ces bombes sont tombes dans une école, tuant deux enfants respectivement de 6 et 7 ans.

Bienfait Luganywa