Nord-Kivu : Après avoir pris le contrôle de Bunagana, le M23 tend la main à Félix Tshisekedi

Photo : Droit tiers

La cité de Bunagana au Nord-Kivu, frontalière avec l'Ouganda est sous contrôle des forces négatives du Mouvement du 23 mars (M23) depuis la matinée de lundi 13 juin dernier après d'intenses combats qui les ont opposées aux Forces Armées de la République démocratique du Congo.

Dans un communiqué publié le même lundi, les rebelles du M23 affirment que prendre le contrôle de cet important centre commercial ne faisait pas partie de leurs objectifs, mais maintenant que c'est fait, ils tendent la main au président Félix Tshisekedi pour une issue pacifique.

« Notre mouvement réaffirme son engagement à poursuivre la recherche de la réponse à ses revendications par des voies pacifiques. Ainsi, nous demandons, une fois de plus, au président de la République, de saisir cette opportunité pour mettre fin à la violence que provoque cette guerre inutile et ouvrir des négociations directes avec notre mouvement pour éteindre définitivement le conflit », écrit le Mouvement du 23 mars.

Pour les autorités Congolaises, il n'y a aucun doute, le M23 est soutenu en hommes et en armement par le Rwanda. D'ailleurs, des militaires rwandais ont été aperçus dans la cité de Bunagana, ce qui constitue pour l'armée congolaise, une violation des frontières de la RDC.

« Les Forces de défense du Rwanda ont cette fois et à découvert, décidé de violer l'intangibilité de notre frontière et l'intégrité de notre territoire en occupant la cité frontalière de Bunagana. Ce qui constitue ni plus ni moins, une invasion de la RDC et les FARDC tireront toutes les conséquences qui s'imposent et défendront la partie », a déclaré le Général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu au micro tendu par 7SUR7.CD.

Ce conflit si s'est accentué depuis le 24 mai dernier et l'attaque de la localité de Kibumba à 25 kilomètres de Goma a déjà forcé des milliers de civils à fuir. L'Union Africaine a pour sa part, appeler les parties prenantes au dialogue.

Alphonse Muderwa