Tribune : *OGEFREM : les dérapages de Lem's Kamwanya recadrés par la délégation syndicale du Kongo central !*

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Depuis l'avènement du Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement (Chérubin Okende), un  imbroglio règne au sein de l'OGEFREM  où le nouveau Directeur Général Adjoint intérimaire vit à couteaux tirés avec le banc syndical. 

On assiste ces derniers temps à une véritable "guerre des correspondances" entre le DGA a.i. Lem's Kamwanya et le Président de la Délégation Syndicale provinciale du Kongo, Jean-Claude Dikuama Boy, qui ne cesse de dénoncer les dérapages enregistrés dans la gestion de l'ancien Directeur Général intérimaire de l'Office.

En effet, dans sa lettre référencée DSP/DPO/KC/08/No.009/07/2022, en réaction à la lettre du DGA a.i Kamwanya, le Président de délégation syndicale provinciale du Kongo central a d'abord fait remarquer au DGA a.i de l'OGEFREM que les lettres des syndicalistes ne lui ont pas été adressées, il n'était qu'ampliateur, et s'est permis de répondre à des correspondances que le banc syndical avait adressées au ministre de tutelle sans aucun mandat de ce dernier.

Le numéro un de la DSP/Kongo central a également recadré Lem's Kamwanya en lui faisant remarquer que, en tant que DGA a.i, il ne peut pas engager l'OGEFREM "pendant  que son titulaire, le DG a.i Philippe Kiyimpu est en fonction, présent à Kinshasa, à son poste de travail.

"Ne s'agit-il pas d'un acte de mépris de l'autorité du DG a.i, d'un boycott des statuts de l'OGEFREM où simplement d'un acte de provocation contre le Directeur Général a.i, afin de l'amener à réagir à cette provocation ?", a indiqué Jean-Claude Dikuama Boy, dans sa réplique au DGA ai Lem's Kamwanya.

Et le Président de la Délégation Syndicale provinciale du Kongo central de l'OGEFREM de renchérir :
"Monsieur le DGA a.i, veuillez retenir que le DG a.i ne tombera pas dans ce piège de la provocation tendu et du mépris de son autorité.
Veuillez plutôt vous habituez dans votre peau de DGA a.i, comme vous traitiez votre DGA a.i Yama Yama, qui ne savait même pas que la tour de contrôle allait devenir une direction, et qui n'était même pas informé que les formations allaient commencer.", a-t-il souligné.

Par ailleurs, le Président de la Délégation syndicale provinciale du Kongo central a, dans une autre correspondance adressée à l'actuel DG a.i, Philippe Kiyimpu Ki Nyoso, épinglé les dérapages financiers de la gestion de son prédécesseur Lem's Kamwanya.

"Pas plus tard qu'en trois mois de gestion de votre prédécesseur, Lem's Kamwanya, la Délégation syndicale provinciale du Kongo central a appris et  assisté aux dépenses irrationnellles de location de la salle de formation à près de deux cents cinquante mille dollars américains (250.000 USD) en moins de deux mois, sans respect du budget 2022, à raison de 20.000 USD pour deux jours, alors que le deuxième niveau de l'immeuble du siège de l'Office était toujours inoccupée et disponible ; 
- des honoraires des intervenants à plus de 20.000 USD par intervenant parfois pour deux ou trois séances seulement, somme que même un professeur d'université ne touche pas par mois, ni un député national, encore moins les émoluments des Administrateurs, ni du Directeur Général.

En moins d'une semaine de son installation comme DG a.i, Lem's Kamwanya passe des commandes de matériels informatiques de plus de cent vingt milles dollars (120.000 USD) en violation de la loi sur la passation des marchés publics public ; 
- des collations et de rafraîchissements de près d'un million de dollars américains (1.000.000 USD) ont été payés à certaines personnes de manière subjective et sélective au premier mois de mandat", dénonce Jean-Claude Dikuama Boy.

Au regard de ces faits graves de mégestion sur le plan administratif et financier mis à nus par la Délégation syndicale provinciale de l'OGEFREM/Kongo central, les analystes recommandent à l'actuel Directeur Général intérimaire et au Conseil d'Administration de l'Office de diligenter une mission d'audit fiable sur la gestion de Lem's Kamwanya, pendant son mandat éclair de trois mois, afin de tirer les conséquences qui s'imposent à ce dossier qui empoisonne le climat de travail au sein de cette entreprise publique. 

CP