RDC : La CENI lance un atelier sur la planification des mécanismes non-juridictionnels de résolution des conflits électoraux

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La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a lancé l'atelier de réflexion sur la planification des mécanismes non-juridictionnels de résolution des conflits électoraux pour le processus 2021-2027. Le go de ces travaux a été donné par le président de cette institution d'appui à la démocratie, Denis Kadima Kazadi, le vendredi dernier, à Kinshasa.

Dans son discours, ce dernier a rappelé l'importance des mécanismes non-juridictionnels dans la résolution des conflits électoraux.

« La compétition électorale tend à déboucher sur des tensions et des violences parfois très graves, surtout dans les sociétés caractérisées par l'intolérance politique et la polarisation politique. C'est à cause de cette situation que le législateur congolais a introduit dans la loi le recours aux mécanismes non-juridictionnels », a-t-il dit. 

Et de renchérir : « Bien entendu, les cours et tribunaux ne sont pas présents dans tous les coins du pays. De ce fait, recourir à la médiation non-juridictionnelle offre beaucoup d'avantages à cet égard. Une médiation bien conduite ne cherche qu'à engager les parties à la recherche d'une solution mutuellement avantageuse. Bien plus, la médiation communautaire ou interne, n'oblige pas les parties à quitter leur milieu. Dans une approche de proximité, elle règle le problème qui remonte rarement au niveau des juridictions ».

De son côté, le rapporteur adjoint de la Centrale électorale, Paul Muhindo, a indiqué que l'objectif de ces travaux est la promotion des élections apaisées en RDC.

« Cet atelier poursuit comme objectif global la promotion des élections apaisées en RDC. De manière spécifique, l'atelier vise notamment, à scruter l'environnement socio-politique en vue de déceler les éléments susceptibles de générer les conflits qui peuvent influer sur le processus électoral, à identifier les sources possibles de conflits et les acteurs potentiels de conflits, ainsi qu'à définir les approches susceptibles de prévenir ou de minimiser les conflits », a-t-il précisé.

Présent à cette cérémonie, le directeur-pays d'EISA, Raphaël Ouattara, a confirmé le soutien de son institution à cette initiative.

Au total, 42 personnes issues de différentes institutions notamment la CENI, la Commission d'Integrité et Médiation Électorale (CIME) et l'Institut Électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), prennent part à ces assises de deux jours.

Prince Mayiro