Nord-Kivu : La MONUSCO se retire de Butembo après des manifestations

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Les casques bleus de la Mission d'organisation des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO) se sont retirés de la ville commerciale de Butembo après une série de manifestations qui ont causé la mort d'une dizaine de personnes. L'annonce a été faite à la presse locale par le gouverneur militaire du Nord-Kivu, ce jeudi 18 août 2022. 

Le lieutenant-général Constant Ndima a, lors d'un point de presse animé dans la région avant de repartir pour Goma, confirmé le retrait de la mission onusienne de la ville de Butembo. Il n'a pas donné de détail quant à sa destination. L'autorité provinciale a réitéré son appel au calme ainsi qu'à la retenue face aux derniers événements qui ont lieu dans la région.

« En ce qui concerne le départ de la MONUSCO, nous avons parcouru cette problématique. La MONUSCO est déjà partie. [...] Pour des équipements encore dans la ville, nous allons nous réunir à Goma avec les responsables de la mission, pour voir comment les évacuer. Il y avait une mauvaise attente », a confirmé au micro de 7SUR7.CD le gouverneur militaire du Nord-Kivu.

La ville de Butembo a repris son calme après plus d'une semaine des tensions, avec notamment le soulèvement contre la MONUSCO qui s'était soldé par la mort d'une dizaine de civils aux côtés de trois casques bleus de l'ONU. S'en était suivie l'attaque contre la prison centrale par des rebelles d'Allied democratic forces (ADF) qui a occasionné l'évasion de plus de 800 détenus, le mercredi 10 août dernier. Mais aussi, les échauffourées du vendredi, au poste de contrôle de Kangothe, sortie nord de Butembo, ayant entraîné la mort d'au moins quatre policiers en plus de trois Jeeps de la Police incendiées. 

Joël Kaseso, à Butembo