Report de l'élection à la Cour Constitutionnelle : L’UDPS Donald Kabasele parle d’un acte salutaire du chef de l'État contre l'arbitraire

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La décision de reporter sine die l'élection du président de la Cour Constitutionnelle, initialement prévue pour le vendredi 20 juin 2025, a été accueillie avec satisfaction par Maître Donald Kabasele Divuanda, membre de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), le parti présidentiel.

Pour lui, ce report constitue une intervention salutaire du chef de l'État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, visant à prémunir cette institution judiciaire contre toute forme d'arbitraire, un acte qu'il qualifie de « clairvoyant ».

Dans une déclaration transmise ce dimanche 22 juin 2025 à 7SUR7.CD, il a souligné que ce « sursaut patriotique et cet engagement à faire respecter la Constitution et les lois de la République » ont, selon lui, permis de « sauver la Haute Cour de l'arbitraire » que représentait cette élection précipitée, entachée par des questions de mandats non clarifiés.

« Le fait pour le magistrat suprême d'avoir permis le report sine die de cette élection précipitée, en tant que garant du bon fonctionnement des institutions, démontre à suffisance son attachement à faire respecter la Constitution et les lois de la République », a-t-il affirmé.

Au cœur de l'argumentaire de Maître Kabasele se trouve la légitimité des juges à participer à cette élection, en lien avec la durée de leurs mandats. Il estime que ce report est indispensable pour clarifier la situation des mandats avant de procéder au processus électoral.

Il a rappelé qu'en date du 4 avril 2015, neuf membres de la Cour avaient été nommés conformément à l'article 158 de la Constitution et à l'article 6 de la loi organique. Cependant, le 4 avril 2024, les mandats de cinq de ces neuf membres sont arrivés à terme. Il a insisté sur le fait que les juges ayant succédé à ces membres initiaux avaient pour unique mission d'achever les mandats de leurs prédécesseurs.

Parmi les cinq juges dont les mandats sont arrivés à terme, Maître Kabasele a nommément cité Dieudonné Kamuleta Badibanga, Norbert Nkulu Kilombo, François Bokona Wipa Bondjali, Alphonsine Kalume Asengo Cheusi et Dieudonné Mandza Andia. Il a souligné que ces juges avaient tous remplacé des membres nommés initialement en 2015, achevant ainsi leurs mandats conformément à l'article 8 de la loi organique.

« Il est déplorable de constater que cinq membres de la Cour constitutionnelle sur neuf ont déjà épuisé leur mandat de 9 ans depuis le 04 avril 2024 (...). Est-ce que ces juges qui n'ont pas de mandat peuvent-ils être électeurs ou éligibles à l'élection du président de la Cour constitutionnelle, étant entendu que tout membre de la Cour constitutionnelle a le droit d'être électeur ou d'être éligible selon le règlement intérieur de la Cour ? », s'est-il interrogé.

En intervenant en tant que garant du bon fonctionnement des institutions, le président de la République a, selon Maître Kabasele, « bel et bien fait respecter les prescrits des articles 158 de la Constitution et l'article 6 de la loi organique. »

L’élection du nouveau président de la Cour constitutionnelle, initialement prévue le vendredi dernier, a donc été reportée à une date ultérieure. Ce report, sollicité par la Présidence de la République, vise à permettre aux juges de parvenir à un consensus autour d’un candidat unique, selon des sources.

Le mandat de Dieudonné Kamuleta, dont la dernière élection a eu lieu en 2022, est arrivé à son terme ce 22 juin. Il est éligible pour un second mandat de trois ans. Conformément à la Constitution, cette élection doit se tenir tous les trois ans.

Merveil Molo

 

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