RDC : la Première ministre insiste sur la nécessité d’une application « harmonieuse » du SMIG

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Lors du dernier Conseil des ministres, la Première ministre, cheffe du gouvernement, est revenue sur plusieurs dossiers, dont l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), selon le compte-rendu fait par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.

La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’une application « harmonieuse » du SMIG, institué par décret, afin de garantir un dialogue social permanent entre le gouvernement, les employeurs et les travailleurs. Six mois après le réajustement de ce salaire minimum, elle a annoncé la tenue, le lundi 12 janvier 2026 à la Primature, d’une séance de travail avec les responsables des différentes corporations de l’intersyndicale nationale du travail.

Cette rencontre vise à permettre au gouvernement de prendre en compte les préoccupations du monde du travail, avant la convocation prochaine du Conseil national du travail pour l’harmonisation des positions des partenaires sociaux.

Au-delà de la question salariale, la Première ministre a également abordé la mise en œuvre des accords de Washington. À ce sujet, elle a indiqué avoir convoqué et présidé, le jeudi 8 janvier 2026, une séance de travail avec les ministres sectoriels concernés. L’objectif est d’adosser ces accords à un cadre général de coopération afin de rationaliser les projets qui en découlent et d’en assurer une mise en œuvre optimale, conforme aux intérêts stratégiques de la République démocratique du Congo.
Les ministres concernés sont appelés à travailler au sein d’un comité de pilotage chargé de l’élaboration d’une feuille de route destinée à renforcer la coordination de l’action gouvernementale.

La cheffe du gouvernement a par ailleurs annoncé la convocation, le mardi 13 janvier 2026, d’une réunion élargie du Comité de conjoncture économique, dans le but d’harmoniser les actions des différentes parties prenantes et de garantir une compréhension commune des engagements contenus dans ces accords.

Enfin, la Première ministre a rappelé les directives du président de la République en matière de communication gouvernementale. Elle a insisté sur l’obligation, pour tous les membres du gouvernement, de se conformer au mécanisme de concertation préalable pour toute prise de parole engageant la crédibilité, la cohésion et l’autorité de l’État, en particulier sur les questions sensibles liées à la sécurité, à la défense nationale et aux relations diplomatiques.

Toute communication sur ces sujets doit désormais s’inscrire dans le cadre coordonné par le ministère de la Communication et Médias, en lien avec la Présidence de la République et la Primature, afin de préserver la cohérence de la position officielle de l’État, selon Patrick Muyaya.

Merveil Molo