Affaire du général Philémon Yav : la prochaine audience prévue le 27 janvier pour la comparution des témoins

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La prochaine audience dans l’affaire opposant l’Auditeur général des FARDC, le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, au lieutenant-général Philémon Yav Irung, est fixée au 27 janvier prochain.

La décision a été rendue par le premier président de la Haute Cour militaire, le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi, à l’issue de l’audience tenue ce mardi 20 janvier 2026. À cette occasion, l’Auditeur général a communiqué séance tenante la liste de plusieurs officiers supérieurs appelés à comparaître lors de la prochaine audience en qualité de témoins et/ou renseignants.

À la demande des avocats de la défense, le ministère public est également tenu de produire, lors de cette même audience, les téléphones saisis du lieutenant-général Philémon Yav, ainsi que le rapport des experts auxquels ces appareils ont été confiés.

L’objectif est de faire la lumière sur le prétendu message téléphonique qui, selon l’organe de la loi, constituerait une preuve substantielle du lien allégué entre leur client et James Kabarabe.

Selon l’accusation, le lieutenant-général Philémon Yav aurait reçu, par personne interposée, un message attribué à James Kabarabe, dans lequel ce dernier affirmait que le général-major Peter Cirimwami Nkuba décédé, alors commandant de la 32ᵉ région militaire en Ituri, s'érigeait en obstacle à l’exécution d’un plan de déstabilisation de la République démocratique du Congo.

Les avocats de la défense exigent la production de ce message, qu’ils considèrent comme une preuve déterminante dans cette affaire. À défaut, estiment-ils, les accusations du ministère public ne reposeraient que sur des supputations et conjectures, sans valeur en droit pénal.

En réponse, le ministère public soutient s’appuyer sur plusieurs témoignages, dont celui du général-major Cirimwami. Il allègue, procès-verbaux à l’appui, que ce dernier a été confronté au lieutenant-général Philémon Yav et qu’il est demeuré constant dans ses déclarations.

La comparution annoncée des experts et témoins lors de l’audience du 27 janvier devrait ainsi permettre d’éclairer davantage la conviction des juges dans cette affaire particulièrement sensible.

La défense, pour sa part, insiste sur la nécessité de preuves matérielles, à l’exclusion de simples allégations. Pour Me Carlos Ngwapitshi et Me Parfait Kanyanga, il est inconcevable d’exposer un officier supérieur à une peine capitale sur la base d’élucubrations, sans preuve tangible de culpabilité.

Pour rappel, le lieutenant-général Philémon Yav est poursuivi pour trahison. Il est accusé d’avoir entretenu des intelligences avec l’ennemi dans le cadre d’un vaste plan de déstabilisation de la République démocratique du Congo.

ODN