La mise en œuvre du budget-programme en République démocratique du Congo continue de bénéficier d’un appui technique international. Une délégation du Fonds monétaire international, conduite par Amina Bambara Billa, conseillère résidente en gestion des finances publiques au AFRITAC Centre, a été reçue vendredi dernier par le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, en présence du vice-ministre, Élysée Bokumuana.
Les échanges ont porté sur l’accompagnement technique du pays dans la transition vers un budget axé sur les programmes et les résultats, une réforme inscrite dans l’orientation politique adoptée depuis près d'une décennie.
À l’issue de la rencontre, Bambara Billa a rappelé que cette mission s’inscrit dans la réforme globale de la gestion des finances publiques engagée par le pays.
« La République démocratique du Congo a entrepris une réforme majeure visant à passer d’une logique budgétaire classique à un budget-programme. Un travail important de cartographie administrative et de déclinaison des politiques publiques en programmes budgétaires a déjà été réalisé », a-t-elle expliqué.
Selon elle, l’objectif est de s’assurer que les outils développés répondent aux standards internationaux avant leur stabilisation institutionnelle.
« Nous accompagnons les acteurs nationaux pour vérifier que les programmes budgétaires définis sont conformes aux normes internationales. Cela permettra leur adoption dans un cadre crédible et de soutenir une gestion publique davantage axée sur les résultats », a-t-elle souligné.
La mission comporte également une dimension opérationnelle impliquant un travail rapproché avec les administrations sectorielles.
« Pendant deux semaines, nous allons travailler ministère par ministère à travers des ateliers techniques. Il s’agit de réaliser une revue de qualité des programmes digitalisés afin de garantir un consensus technique et une appropriation nationale », a-t-elle précisé.
Ce processus doit faciliter la mise en place d’outils structurants, notamment le cadre de dépenses à moyen terme sectoriel et le projet annuel de performance par programme, considérés comme des piliers du budget-programme.
Une restitution technique est prévue à l’issue de la mission afin de consolider les recommandations et d’orienter la poursuite de la réforme en vue de sa généralisation. Les autorités budgétaires ont réaffirmé leur engagement à poursuivre cette modernisation avec l’appui des partenaires techniques, dans le but de renforcer la transparence et la performance de la dépense publique.
MD