Plus de 7000 personnes vivant avec le VIH dans la province du Kasaï ne sont pas prises en charge depuis le début de la grève sèche décrétée par les agents et cadres du secteur de la santé.
La secrétaire exécutive provinciale de l'Union congolaise des organisations des personnes vivant avec le VIH (UCOP+), Adel Kabedi, lance un cri d'alarme et appelle à une intervention urgente.
« Plus de 7000 personnes vivant avec le VIH sont en danger. Aucune porte des services médicaux qui donnent les ARV n'est ouverte. Il n'y a aucun infirmier. La vie de plus de 7000 personnes vivant avec le VIH est en danger et même la vie des personnes vivant avec la tuberculose est en danger. Nous demandons au gouvernement central de payer les agents de santé pour sauver les vies humaines. Lorsque nous ne sommes pas pris en charge, nous risquons de rechuter et c'est très grave », lance Adel Kabedi dans une interview à 7SUR7.CD, mercredi 25 mars 2026.
Depuis le début de la grève sèche décrétée par les agents et cadres du secteur de la santé, plus de 30 décès sont enregistrés faute de prise en charge. Les agents de la santé, conditionnent la reprise de travail par le paiement de 7 mois d'arriérés de la paie complémentaire, l'intégration de la paie complémentaire à la paie ordinaire et l'alignement à la prime et au salaire de tous les agents non encore payés.
Fabien Ngueshe, à Tshikapa