Conférence des gouverneurs : Félix Tshisekedi insiste sur le suivi « rigoureux » des recommandations

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Lors de la 86ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue, vendredi 10 avril dernier, le président de la République, Félix Tshisekedi, a mis un accent particulier sur la nécessité d’un suivi rigoureux et d’une mise en œuvre holistique des recommandations issues de la Conférence des gouverneurs de province, cadre stratégique de concertation entre le pouvoir central et les entités provinciales.

Dans sa communication, le chef de l’État a rappelé que la Conférence des gouverneurs constitue un mécanisme institutionnel clé visant à renforcer la coordination de l’action publique et à promouvoir un développement équilibré sur l’ensemble du territoire national. Ce cadre permet notamment d’adopter des recommandations structurantes touchant des secteurs essentiels tels que l’agriculture, le développement rural, les infrastructures, la gouvernance provinciale et l’amélioration des conditions de vie des populations.

Revenant sur les dernières sessions, Félix Tshisekedi a relevé que la 11ᵉ Conférence tenue à Kalemie avait formulé 60 recommandations dont le niveau d’exécution reste encore limité. La 12ᵉ session organisée à Kolwezi en juin 2025 avait, quant à elle, adopté 55 recommandations, tandis que la 13ᵉ session récemment tenue à Bandundu en a produit 82.

Ces chiffres traduisent, selon lui, les difficultés persistantes dans la mise en œuvre effective des décisions prises, en dépit de l’existence d’un dispositif institutionnel de suivi. Il a ainsi insisté sur la responsabilité des gouverneurs, en leur qualité de chefs des exécutifs provinciaux, dans la traduction concrète et le suivi rigoureux de ces recommandations sur le terrain.

Le président de la République a, à cet effet, souligné la nécessité de renforcer la responsabilisation des autorités provinciales, d’améliorer la coordination avec le gouvernement central et de disposer d’indicateurs fiables permettant d’évaluer objectivement le niveau d’exécution des mesures adoptées.

Dans la même logique, il a insisté pour que les exercices d’évaluation deviennent de véritables moments de redevabilité, afin d’identifier les avancées réalisées, les contraintes rencontrées et les ajustements à envisager pour une meilleure efficacité de l’action publique.

Soucieux de renforcer ce mécanisme, Félix Tshisekedi a instruit que des rapports d’étape soient systématiquement produits après chaque session. Désormais, l’état d’exécution des recommandations de la session précédente, ainsi que leur impact sur la vie nationale, feront l’objet d’un point spécifique inscrit à l’ordre du jour de chaque nouvelle Conférence des gouverneurs.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces orientations, la Première ministre a été chargée de veiller à l’intégration effective des recommandations dans les politiques publiques et les programmes sectoriels du gouvernement.

Par ailleurs, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières a été instruit, en collaboration avec le Secrétariat permanent de la Conférence des gouverneurs, de proposer un dispositif rénové, cohérent et efficace de suivi, d’évaluation et de mise en œuvre des recommandations.

Ce rapport est attendu dans un délai de 20 jours, traduisant la volonté du gouvernement d’inscrire désormais l’action publique dans une logique de résultats mesurables et de redevabilité accrue.

Grâce Kenye