Procès sur le présumé détournement au FRIVAO : les DG de la SNEL, de l’ICCN et de DIVO entendus par les juges

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La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a rouvert les débats, ce mardi 21 avril 2026, dans l’affaire de détournement présumé des deniers publics alloués au Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).

Au cœur de ce dossier figure le directeur général a.i du FRIVAO, Chansar Bolukola Osony, poursuivi pour un présumé détournement de plusieurs millions de dollars américains.


Cette réouverture visait à permettre à plusieurs responsables d’établissements publics et privés ayant bénéficié de ces fonds de livrer leurs versions des faits. Parmi eux, les directeurs généraux de la SNEL, de l’ICCN, de la société DIVO SARL, ainsi que le président du conseil d’administration (PCA) du FRIVAO.

Cependant, en l’absence des avocats du DG a.i du FRIVAO, la Cour n’a pas pu procéder à l’audition des renseignants sur le fond. Elle s’est limitée à leur identification, renvoyant leur comparution effective au vendredi 24 avril 2026.

Le premier à être identifié a été le directeur général de l’ICCN, entendu en qualité de renseignant. Il a été suivi du directeur général de la société DIVO SARL, Rudy Mulamba, dont l’entreprise avait conclu un contrat avec le FRIVAO pour la production d’un film.

Le troisième renseignant identifié est le PCA a.i du FRIVAO, Kitenge Senga Dismans, nommé le 4 février 2026. Ce dernier a rappelé avoir précédemment été désigné directeur général adjoint du FRIVAO, avant de se désister, refusant de collaborer avec le DG sous poursuites judiciaires.

Au nom du principe de continuité du service public, la Cour lui a demandé de fournir des éléments relatifs à la gestion de son prédécesseur, notamment sur les réunions du Conseil d’administration tenues entre le 7 et le 25 avril 2025.

En réponse, le PCA Kitenge Senga a affirmé détenir les procès-verbaux des réunions du Conseil d’administration, de 2024 à ce jour, y compris celui sollicité par la Cour. Il s’est engagé à coopérer pleinement avec la justice pour la manifestation de la vérité.

Le dernier renseignant identifié est le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Teddy Lwamba Muba. La Cour a toutefois précisé qu’il est appelé à comparaître non pas en sa qualité actuelle, mais en tant qu’ancien ministre de l’Énergie, dans le cadre des fonds alloués à la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo.

Par ailleurs, la Cour a interrogé le DG a.i du FRIVAO sur l’adresse physique des sociétés Global Assurance et Architecture Tropic. Selon la présidente de la composition, les huissiers dépêchés sur le terrain n’ont pas pu localiser ces entreprises.

Interrogé également sur l’identité des responsables de ces sociétés, Chansar Bolukola Osony a déclaré ne pas être en mesure de répondre sans la présence de ses avocats.

La Cour a, en conséquence, ordonné la convocation des responsables desdites sociétés en vue de leur comparution à l’audience fixée au vendredi 24 avril 2026.

ODN