L’intersyndicale de la société des Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.) a condamné, lors d’une conférence de presse tenue samedi à Kinshasa, la diffusion de « fausses informations » concernant l’évolution de son actionnariat, relayées, selon elle, par certains journalistes, médias et sur les réseaux sociaux.
Dans une déclaration lue devant la presse, elle estime que ces attaques constituent une menace « directe » contre « un outil de travail stratégique de la République démocratique du Congo».
« L’intersyndicale de la société PHC prend la parole aujourd’hui avec gravité et responsabilité afin d’éclairer l’opinion publique nationale et internationale face aux attaques répétées, mensongères et profondément malveillantes dont notre entreprise fait l’objet.
L’intersyndicale condamne avec la plus grande fermeté, et sans aucune réserve, les attaques répétées, orchestrées et irresponsables visant à salir l’image de PHC S.A. et à compromettre son avenir, ainsi qu’à nuire aux intérêts des travailleurs », a déclaré Crispin Loko Zowa, secrétaire général de l’intersyndicale de cette société.
L’organisation syndicale affirme que cette campagne de « diffamation et de calomnies » serait menée par « un groupe de personnes », conduit par un détracteur qu’elle dit « bien connu » de la société, et alerte sur ses conséquences.
«PHC S.A. est au fait que cette campagne de diffamation et de calomnies engagée contre elle est le fruit du travail d’un groupe de personnes, mené par un détracteur bien connu de la société, dont le souhait est la faillite de l’entreprise, la mise au chômage des 11 000 salariés, le freinage du développement économique et agricole du pays », a ajouté Crispin Loko.
Par ailleurs, la société souligne que ses activités s’inscrivent « pleinement » dans la vision du chef de l’État, axée sur la « revanche du sol sur le sous-sol », visant la diversification de l’économie, la valorisation du secteur agricole et la promotion des investissements.
Selon Christophe Muyika Muhema, président de cette organisation, PHC S.A. a pris part au Programme présidentiel de l’Agenda de la Transformation Agricole (ATA-RDC), notamment à travers la multiplication de semences à haut rendement, résistantes aux maladies et à la sécheresse, dans une approche d’agriculture « durable ».
Face à la situation, l’intersyndicale réaffirme son soutien au processus de recapitalisation de l’entreprise et rejette «catégoriquement » toute tentative de manipulation visant à compromettre son avenir. Elle appelle également les autorités à prendre des mesures pour protéger l’entreprise et ses travailleurs.
Elle met enfin en garde contre toute action susceptible de porter atteinte aux intérêts des employés, affirmant que ceux-ci « ne resteront pas passifs » face à ce qu’elle considère comme des menaces pour leur avenir.
Cette déclaration intervient alors que PHC S.A. fait l’objet de récentes polémiques dans certains médias et sur les réseaux sociaux, notamment au sujet de son actionnariat et de la gestion de ses titres fonciers.
Raphaël Kwazi